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Information presse du 31 janvier 2007
Paris, le 31 janvier 2007 : Jeudi 01 février, l’Alliance
et les Amis de la Terre appellent les citoyens français à limiter
leur consommation électrique entre 19h55 et 20h. Agir
pour l’Environnement souscrit pleinement à cette
opération intitulée « Cinq minutes pour
la planète » qui permettra de sensibiliser les
usagers aux conséquences climatiques de l’usage
de l’électricité aux heures de pointes
de consommation.
Jeudi 1er février 2007 devrait connaître un
pic de consommation dépassant les 81.000 Mégawatts
de consommation électrique, nécessitant le
recours aux vieilles centrales, fioul, charbon et gaz, les
plus émettrices de CO2. A cause d’une politique
commerciale agressive de la part d’EDF qui n’hésite
pas à promouvoir le chauffage électrique et
la climatisation, la France connaît de plus en plus
souvent de pics de consommation, périodes pendant
lesquelles le kWh électrique est extrêmement
polluant.
Les « cinq minutes pour la planète » doivent être
l’occasion de récuser les assertions mensongères
d’EDF qui n’hésite pas à propager
l’idée selon laquelle la production de l’électricité française
serait sans conséquence sur le dérèglement
climatique. Cette attitude déresponsabilise l’usager
alors qu’une politique préventive devrait au
contraire s’attacher à rappeler que le kilowattheure
le moins polluant est celui qui n’est pas consommé,
le négawattheure.
Force est de constater que cinq minutes ne suffiront pas à contrebalancer
des années de lobbying intense et de campagnes publicitaires
biaisées.
Mais cette action inter associative doit permettre de rappeler
aux usagers trois arguments essentiels :
- les pics de consommation se situent entre 19h et 20h et
sont particulièrement climaticides. Il est possible
de lisser ces pics de consommation en reportant simplement
certains usages comme le recours à la machine à laver,
le sèche-linge, ou en éteignant les appareils
en veille et autres lampes inutilement allumées.
- Ces pics de consommations sont irrationnels énergétiquement, économiquement
et écologiquement puisque le réseau de transport
de l’électricité doit être structuré pour
suivre ces pics, représentant moins de 0.5% du temps,
nécessitant donc le surdimensionnement de nos capacités
de production pour quelques heures par an.
- Enfin, les besoins électriques à venir seront
des besoins en pics liés à la récurrence
des aléas climatiques. Pour répondre à ces
besoins, le Gouvernement a décidé de relancer
le nucléaire à l’aide d’une nouvelle
centrale dite EPR, qui produira de l’électricité en
base, ajoutant de la surproduction à la surproduction
et ne répondant pas aux besoins de pics.
Agir pour l'Environnement invite donc les citoyens à se
saisir de ce 1er février comme une invite à modifier
durablement leur comportement à l’égard
de l’électricité, ressource produite
tout à la fois à l’aide de combustible
radioactif et fortement émetteur de CO2.
Contact presse :
Stéphen Kerckhove – Agir pour l’Environnement – Tél.
0140310299 / 0673413062
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