Suite aux révélations de l'Agence de sécurité
des aliments tendant à prouver qu'il existe bel et bien
une dissémination importante des OGM polluant les semences
conventionnelles, Agir pour l'Environnement déplore l'impuissance
des pouvoirs publics à empêcher les pollutions
génétiques touchant plus d'un tiers des semences
de maïs, colza et soja.
Depuis plus de quatre ans, les associations de protection
de l'environnement, de consommateurs et les agriculteurs préconisent
la mise en place de filières séparées
afin d'améliorer la transparence de cette filière.
Force est de constater que les pouvoirs publics ont échoué
dans leur mission régalienne visant à protéger
le consommateur en réorientant l'agriculture vers plus
de qualité. Un étiquetage illisible, une traçabilité
absente, un mélange des importations de soja et maïs
américains rendant illusoire toute émergence
rapide de filières séparées, des incertitudes
scientifiques perdurant quant aux gènes de résistance
aux antibiotiques
Agir pour l'Environnement réclame la prolongation
sine die du moratoire sur l'ensemble des OGM tant qu'il n'existera
pas une réelle volonté politique permettant
de combler ces lacunes inacceptables.
La Commission européenne doit dorénavant aller
dans le sens des demandes de la très large majorité
des citoyens européens aspirant à mettre un
terme au productivisme agricole, principale cause des multiples
crises alimentaires.
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