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La suspension de trois lignées de maïs transgénique
(Novartis) vient d'être levée par le Conseil
d'Etat. Agir pour l'Environnement ne peut que regretter cette
décision. En effet, au nom du principe de précaution,
plusieurs recours suspensifs avaient été formulés
auprès du Conseil d'Etat.
En prenant cette décision lourde de conséquence,
le Conseil d'Etat renforce la perte de confiance vis à
vis des structures étatiques censées être
les garantes d'une certaine sécurité alimentaire.
En pleine crise de la vache folle, sans débat démocratique,
le Conseil d'Etat prend le risque d'aller à l'encontre
du principe de précaution.
Alors qu'une très large majorité de citoyens
refuse les farines animales dans l'alimentation du bétail,
faut-il les remplacer par des farines végétales
génétiquement modifiées ?
Le Conseil d'Etat note tout de même qu'en cas d'élément
nouveau, le Ministère de l'agriculture peut, à
tout moment, abroger sa décision d'inscription au catalogue
des variétés. Agir pour l'Environnement invite
fortement Monsieur Glavany à prendre en considération
les crises sanitaires, alimentaires, sociales qui déstabilisent
des pans entiers de notre économie. L'attentisme ne
peut tenir lieu de politique agricole.
Agir pour l'Environnement demande au Gouvernement français
ainsi qu'à la Commission Européenne d'inclure
ces trois lignées de maïs transgéniques
dans le moratoire européen. L'arrêt des autorisations
de nouvelles plantes OGM au niveau européen a été
un signe extrêmement positif. Il n'est donc pas acceptable
que des maïs comportant des gènes de résistance
à un antibiotique puissent être cultivés
sur le territoire français !
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