Le Conseil d'Etat rejette le principe de précaution !
Agir pour l'Environnement - 22 novembre 2000


La suspension de trois lignées de maïs transgénique (Novartis) vient d'être levée par le Conseil d'Etat. Agir pour l'Environnement ne peut que regretter cette décision. En effet, au nom du principe de précaution, plusieurs recours suspensifs avaient été formulés auprès du Conseil d'Etat.
En prenant cette décision lourde de conséquence, le Conseil d'Etat renforce la perte de confiance vis à vis des structures étatiques censées être les garantes d'une certaine sécurité alimentaire. En pleine crise de la vache folle, sans débat démocratique, le Conseil d'Etat prend le risque d'aller à l'encontre du principe de précaution.
Alors qu'une très large majorité de citoyens refuse les farines animales dans l'alimentation du bétail, faut-il les remplacer par des farines végétales génétiquement modifiées ?
Le Conseil d'Etat note tout de même qu'en cas d'élément nouveau, le Ministère de l'agriculture peut, à tout moment, abroger sa décision d'inscription au catalogue des variétés. Agir pour l'Environnement invite fortement Monsieur Glavany à prendre en considération les crises sanitaires, alimentaires, sociales qui déstabilisent des pans entiers de notre économie. L'attentisme ne peut tenir lieu de politique agricole.
Agir pour l'Environnement demande au Gouvernement français ainsi qu'à la Commission Européenne d'inclure ces trois lignées de maïs transgéniques dans le moratoire européen. L'arrêt des autorisations de nouvelles plantes OGM au niveau européen a été un signe extrêmement positif. Il n'est donc pas acceptable que des maïs comportant des gènes de résistance à un antibiotique puissent être cultivés sur le territoire français !

 

> Imprimez cet article X Fermer la fenêtre