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Paris, le 25 janvier 2010 : Après avoir affirmé
durant des décennies que l’électricité
radioactive était la moins chère du monde, les
demandes répétées d’EDF d’augmenter
ses tarifs démontrent par l’absurde qu’il
n’en n’est rien !
La production électronucléaire réclame
des investissements extrêmement lourds que le lobby
nucléaire avait réussi à externaliser
jusqu’à présent au travers d’aides
étatiques déguisées. Avec l’ouverture
à la concurrence du secteur de l’électricité,
EDF doit désormais assumer partiellement seul le coût
de développement d’une filière nucléaire
dont plus personne ne veut au monde.
En souhaitant augmenter de 24% ses tarifs, EDF reconnaît
implicitement que le nucléaire a un coût abyssal
qui, jusqu’à présent, a largement été
sous-estimé. Pire, le juste prix du nucléaire
n’est pas encore pris en compte puisque le démantèlement
des vieilles centrales, la gestion des déchets nucléaires,
la protection policière et militaire d’une technologie
dangereuse, le développement d’un réseau
de lignes à haute et très haute tension…
sont et seront encore pour longtemps partiellement assumés
par la collectivité nationale ; tout en maintenant
intacte l’option politique consistant à nationaliser
les pertes et privatiser les bénéfices.
En optant pour l’unilatéralisme électronucléaire,
la France se réserve de bien mauvaises surprises puisque
cette augmentation de 24% du prix de l’électricité
n’est qu’une mise en bouche… au regard du
coût véritable du nucléaire !
Pour Agir pour l’Environnement, il est plus que temps
de mettre un terme aux faux semblants financiers entretenus
par le lobby du nucléaire. A un moment ou un autre,
le nucléaire, option anti-écologique, sera enfin
reconnu pour ce qu’il est : antisocial et antiéconomique
!
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