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PARIS, 6 fév (AFP) - Les écologistes ont qualifié
jeudi de "truqué" le débat national
sur les énergies, prévu de la mi-mars à
fin mai, affirmant que les jeux étaient déjà
faits en faveur du nucléaire.
"Le message est clair: l'option nucléaire ne sera
pas remise en question, le débat portera essentiellement
sur la production de l'électricité et les énergies
renouvelables serviront avant tout de faire-valoir",
déclare un communiqué signé de sept associations
(Agir pour l'Environnement, Amis de la Terre-France, France
nature environnement (FNE), Greenpeace-France, Réseau
Action Climat-France, Sortir du Nucléaire et WWF-France).
Ce sera "un cours magistral sans réel débat,
la pluralité des expressions et l'équilibre
des temps de parole ne se vérifie pas pour le moment",
a renchéri Edouard Toulouse (FNE) devant la presse.
"Toutes nos propositions pour assurer la cohérence
du débat sont restées lettre morte", a
déclaré de son côté Stephen Kerckhove
(Agir pour l'environnement).
Les intervenants sont "engagés en faveur du nucléaire"
et les "thématiques tronquées", a-t-il
jugé, citant les réunions du Comité consultatif
auquel les associations participent sauf Sortir du nucléaire.
Le Comité consultatif, qui regroupe élus, ONG
et autres représentants de la "société
civile", et un Comité des sages, composé
du sociologue Edgar Morin, du savant Pierre Castillon et du
journaliste Marc Lesgy, sont chargés d'aider la ministre
déléguée à l'Industrie, Nicole
Fontaine, à préparer les six tables-rondes officielles.
Les associations ont annoncé qu'elles organiseraient
en marge de celles-ci six débats "où la
question de la sortie du nucléaire serait posée".
Le premier débat associatif aura lieu le 25 février
à Paris, à l'approche de la première
table-ronde officielle (18 mars). Le dernier est prévu
le 14 juin, trois semaines après la clôture du
débat national (23 et 24 mai).
Les débats associatifs n'auront qu'un nombre très
faible d'intervenants afin de permettre une "discussion
très large avec la salle" au lieu des "dix
minutes habituelles". Enfin, contrairement au débat
officiel "franco-français", ils feront intervenir
des étrangers, notamment le secrétaire d'Etat
belge à l'Energie et à l'Environnement, Olivier
Deleuze.
M. Kerckhove a dénoncé plusieurs événements
officieux sur le thème du nucléaire, organisés
parallèlement au débat officiel, auxquels Mme
Fontaine prévoit de participer. Il a notamment jugé
"inacceptable" qu'un colloque soit en cours de montage
par Areva, numéro un mondial français du nucléaire,
du 21 au 23 mai à Paris "pendant les conclusions
du débat national".
Stéphane Lhomme (Réseau du nucléaire)
a confirmé que son organisation ne participerait à
aucune table-ronde officielle et manifesterait aux abords
de chacune d'entre elles.
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