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L'Union européenne aura du mal à "tenir
ses objectifs" de développement des énergies
renouvelables si elle ne modère pas sa consommation
d'énergie, indique une étude du bureau d'études
spécialisé EurObservER publiée mardi
à Paris.
L'UE s'est fixée pour objectif de doubler à
12% en 2010 la part des énergies renouvelables dans
sa consommation totale d'énergie par rapport à
1997. Mais elle fait du sur place car si la consommation de
renouvelables comme l'éolien et le solaire progresse,
celle d'énergies classiques comme le pétrole
augmente tout autant, relève l'étude.
"La situation est légèrement plus favorable
pour la production d'électricité d'origine renouvelable
avec une part de 14,4% en 2000" pour un objectif de 22,1%
en 2010 (contre 13,9% en 1997), selon le document. Les différentes
filières d'énergies renouvelables évoluent
plus ou moins favorablement, éxplique EurObservER.
L'éolien (électricité tirée du
vent) a fait des bonds spectaculaires et devrait dépasser
à l'horizon 2010 la part qui lui avait été
assignée dans les objectifs européens. La puissance
totale installée (production maximale d'électricité
en une heure) a progressé de 35,7% en un an chez les
Quinze à 17.548 mégawatts (MW) en 2001. C'est
l'Allemagne qui mène la danse avec une progression
de 43,7% à 8.750 MW en 2001, suivie de l'Espagne (+49,8%
à 3.660 MW).
La progression est encore plus spectaculaire pour le photovoltaïque
(électricité tirée du soleil), +43,6%
en un an chez les Quinze, même si la puissance installée
est encore faible (183,5 MW au total en 2000). Là encore
c'est l'Allemagne qui arrive en tête avec 62% du total
(113,8 MW) et une progression de 64% par rapport à
1999. Les pays plus ensoleillés font beaucoup moins
bien (Italie 19 MW en 2000, France, 11,3 MW, Espagne 11 MW)
ou sont presque inexistants dans la filière (Portugal
1 MW, Grèce 0,9 MW).
Les perspectives sont relativement favorables pour le solaire
thermique (production de chauffage et d'eau chaude), les biocarburants
(additifs aux carburants classiques fabriqués avec
des produits agricoles) et la géothermie (production
de chaleur et d'électricité à partir
de nappes souterraines d'eau chaude).
A l'opposé les objectifs fixés pour 2010 à
la petite hydraulique (petits barrages hydroélectriques),
au biogaz (production de gaz et éventuellement d'électricité
à partir des déchets) et au bois énergie
(production de chaleur à partir du bois et des déchets
de bois) ne devraient pas être respectés.
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