La secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet,
s'est déclarée lundi "favorable à l'interdiction à la
vente" des téléphones portables destinés
aux très jeunes enfants et a plaidé pour que
leur usage soit interdit dans les écoles.
"Moi, je suis favorable à l'interdiction à la
vente de certains types d'appareils, par exemple les appareils
qui sont vraiment très spécifiquement dédiés à des
enfants de trois, quatre ans", a-t-elle déclaré sur
RMC, quelques jours après une mise en garde du ministère
de la Santé contre l'usage de ces appareils par
les enfants.
Le 2 janvier, le ministère a dit avoir saisi l'Agence
française de sécurité sanitaire de
l'environnement et du travail (AFSSET) pour qu'elle mette à jour
son expertise sur les risques liés à l'exposition
aux radiofréquences en intégrant les différentes études
parues sur le sujet, tant en matière d'exposition
que d'impact sanitaire. Pour la directrice de l'AFSSET,
Michèle Froment-Védrine, l'arrivée
sur le marché de téléphones portables
pour les petits enfants est "une hérésie
absolue".
"Je souhaiterais qu'on soit plus directif sur l'interdiction
de l'usage du téléphone dans les écoles",
a souhaité Mme Kosciusko-Morizet, observant qu'on "voit
de plus en plus de téléphones portables dans
les écoles et dans les plus petites classes, y compris
en maternelle".
"Je comprends que les parents aient envie de joindre
les enfants, par exemple à la sortie de l'école
pour savoir où ils sont, mais je trouve qu'on devrait
interdire l'usage du téléphone en maternelle
et en primaire au moins, à l'intérieur de
l'enceinte de l'école, c'est à dire non seulement
dans les classes mais aussi dans la cour de récréation",
a-t-elle précisé.
NKM a indiqué avoir adressé un courrier
en ce sens à son collègue de l'Education
Xavier Darcos plaidant pour "une mesure un peu forte,
un peu nationale" qui "serait utile", selon
elle, pour ne pas laisser les chefs d'établissements
en première ligne sur cette délicate question.
AP