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Paris, le 13 septembre 2007 : Les associations
Agir pour l’Environnement
et Priartém ont été reçues ce matin
par le cabinet de la ministre de la Santé afin d’évoquer
une possible interdiction de la vente des portables destinés
aux enfants et les modalités de l’expertise menée
par l’AFSSET sur le sujet de la téléphonie
mobile.
Au travers d’un échange qui a duré plus
d’une heure, les associations ont pu poser un certain
nombre de questions sans pour autant obtenir d’engagements
qui seraient de nature à mettre enfin en œuvre
le principe de précaution. Tout en reconnaissant qu’il
s’agit d’une véritable question de santé publique,
le ministère de la Santé semble compter sur la
ténacité des associations pour empêcher
la commercialisation des portables pour enfant, sans prévoir à ce
jour de réglementations encadrant la vente des portables
en générale et l’interdiction de ceux destinés
aux enfants en particulier.
Les associations craignent qu’une fois encore, la saisine
récente de l’AFSSET s’apparente à un
moyen de gagner du temps en reportant sur une poigné d’experts « officiels » la
responsabilité de non-choix politique. Les associations
ont de nouveau pu exprimer leur méfiance à l’égard
de l’expertise menée par l’Agence Française
de Sécurité Sanitaire Environnementale. Les deux
derniers rapports effectués par l’AFSSET sur le
sujet de la téléphonie mobile ont fait l’objet
d’une enquête conjointe de l’Inspection Générale
de l’Environnement et de l’Inspection Générale
des Affaires Sociales, aux conclusions particulièrement
sévères. L’AFSSET s’est vue reprocher
son manque de rigueur dans la nomination des experts sollicités
dont certains entretenaient des liens directs avec les opérateurs
de téléphonie mobile. A ce jour, l’AFSSET
semble toujours compter sur ces mêmes experts pour définir
sa position officielle.
Avant même de se plonger dans l’ample littérature,
les responsables de ce dossier à l’AFSSET affichent
des certitudes de moins en moins fondées scientifiquement.
Au travers de propos publics, les représentants de l’AFSSET
semblent émettre un avis très arrêté,
en niant d’emblé tout risque sanitaire de la téléphonie
mobile, et ce, avant même d’avoir lancé l’expertise
demandée par le Ministère de la Santé.
Les associations continuent à réclamer une expertise
transparente, contradictoire et pluraliste, gage d’un
rapport officiel incontestable.

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