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PARIS (Reuters) - Deux organisations écologiques demandent
l'interdiction en
France d'un boîtier portatif GPS pour enfant dont la
commercialisation est
prévue jeudi, en raison de risques, selon elles, pour
la santé des petits.
Kiditel, de la taille d'un téléphone portable
s'adresse aux enfants de moins
de dix ans. Ce boîtier, destiné à rester
au fond du cartable, sera lancé par
Car Telematics, leader en France dans la géolocalisation
des flottes
automobiles.
Le boîtier permet à l'enfant de recevoir les
appels téléphoniques de ses
parents qui peuvent localiser sa position géographique
ou consulter
l'historique de ses déplacements.
Mais pour "Agir pour l'environnement" et Priartém,
ce "portable" est lancé sur le marché "sans aucune précaution d'ordre
sanitaire" et présente "un
danger" car il expose les enfants à des rayonnements.
Les deux organisations demandent à l'entreprise "à titre
amiable" dans un
premier temps d'annoncer "une suspension immédiate" de
la commercialisation
de Kiditel. "A défaut de réactions sous
huitaine, les associations se
réservent le droit d'engager toutes procédures
pour obtenir l'arrêt sine die
de la vente de Kiditel", lit-on dans leur communiqué conjoint.
"On croit en notre produit. On le sortira quoi qu'il
arrive", a dit Audrey
Hadjeje qui a fait valoir les "emplois du temps chargés
des parents, des
enfants de plus en plus livrés à eux-mêmes
qui rentrent seuls de l'école et
des faits divers de plus en plus inquiétants".
Agir pour l'Environnement et Priartém rappellent "une
tentative avortée", il
y a un an et demi, d'un boîtier portable le BabyMo pour
les 4 à 8 ans et
soulignent que Nicolas Sarkozy s'est engagé le 3 avril,
lors de sa campagne
présidentielle, à "s'oppose(r) très
fermement au souhait de voir se
développer des appareils du type BabyMo".
Elles demandent à être reçues "de
toute urgence" par la nouvelle ministre de
la Santé Roselyne Bachelot et exhortent les candidats
aux législativesà s'engager
sur une loi.
Les deux organisations disent s'appuyer notamment
sur un rapport de
scientifiques brésiliens de l'Université de Porto
Alegre qui montre que "les
cerveaux des enfants absorbent 60% de rayonnement électromagnétique
de plus
que ceux des adultes".
Aucune étude d'impact sanitaire préalable n'a été effectuée
avant le
développement des réseaux de téléphonie
mobile ni enquête épidémiologique.
Mais des scientifiques n'excluent pas l'existence d'un risque
de tumeur du
cerveau au-delà de dix ans d'utilisation du téléphone
portable.

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