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Paris, le 14 décembre 2006 : L'opérateur Bouygues
Telecom a décidé de se désister de son
action contre Agir pour l'Environnement et Priartém.
Cette décision constitue une victoire pour les associations
qui n'ont cessé de dénoncer la judiciarisation
du dossier de la téléphonie mobile et de prôner
la transparence et la concertation pour sortir du climat de
crise et de tension qui le domine.
Les associations tiennent cependant à souligner que
ce désistement n'est intervenu que quelques heures avant
l'audience prévue devant le Tribunal de Grande Instance
de Paris, le 12 décembre alors même que l'affaire
remonte au début de l'année 2004. Vieille donc
de près de 3 ans, l'action engagée par l'opérateur
visait une mobilisation citoyenne qui avait pour but de bloquer
un chantier sur lequel l'opérateur refusait toute information.
De fait, il s'agissait pour l'opérateur d'attaquer
les principales associations mobilisées contre l'implantation
anarchique des antennes-relais et de l'utilisation prolongée
du téléphone mobile, en tentant de les asphyxier
financièrement et ainsi de les faire taire. Durant toute
cette période, l'opérateur s'est astreint à défendre
une action inopportune et injustifiée, obligeant les
associations à mobiliser leurs trop rares ressources
financières pour se défendre.
Le caractère tardif de ce désistement ne règle
pas le problème des coûts induits par cette assignation
lesquels demeurent à la charge des associations. Cette
pression financière n'aura pas eu raison de la détermination
des associations qui maintiendront, avec constance, leur mobilisation.
Agir pour l'Environnement et Priartém poursuivront
leur mobilisation en faveur des riverains d'antennes relais
exposés à des niveaux de champs incompatibles
avec une mise en ouvre effective du principe de précaution.
Les associations maintiendront leur pression afin d'obtenir
une véritable réglementation contraignante tant
pour les riverains d'antennes que pour les utilisateurs de
téléphone portable.
Les associations tiennent à remercier vivement les
centaines d'élus, responsables d'associations et citoyens,
qui, au cours des deux dernières semaines leur ont apporté un
soutien. Ces soutiens sont la preuve que les velléités
de certains opérateurs d'asphyxier financièrement
les ONG ne resteront jamais sans réaction.

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