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Samedi 24 juin 2006 : Journée européenne sur
les antennes-relais
Dans le cadre de la journée européenne sur les
antennes-relais lancée par la fédération
des associations allemandes luttant contre le développement
non contrôlé des réseaux de téléphonie
mobile, les associations Priartem et Agir pour l’environnement
encouragent toutes les initiatives de mobilisations et d’actions
locales : distribution d’un tract, campagne d’affichage,
pétitions, rassemblement, contacts avec les maires et
autres élus locaux ou nationaux….
Au niveau national, les associations ont décidé de
centrer cette journée sur l’exigence de transparence
dans le domaine de l’expertise scientifique : elles ont
adressé, ce jour, par leur avocat, un recours aux deux
ministres de tutelle de l’AFSSET (Agence française
de sécurité sanitaire environnementale et de
santé au travail), le ministre de la santé et
la ministre de l’écologie, afin d’obtenir
communication du rapport qui leur a été remis
en décembre 2005, par les deux inspecteurs généraux
(un inspecteur général de l’environnement
et un inspecteur général des affaires sociales)
qu’ils avaient chargés d’étudier
les conditions dans lesquelles étaient conduites les
expertises par cette agence.
Rappelons les faits : les critiques sévères
formulées par le directeur scientifique de l’Agence,
Denis Zmirou, pour justifier sa démission, en juin dernier,
avaient été brutalement confirmées par
les déclarations publiques de Monsieur Guy Paillotin,
Président du Conseil d’Administration de l’AFSSET,
qui affirmait que « les expertises de l’Agence
sur la téléphonie mobile n’avaient respecté ni
de près, ni de loin les règles que l’Agence
s’était fixée » que, pour lui, donc, « cette
expertise n’existait pas »et « qu’elle
ne tenait pas devant une expertise juridique. ».
C’est à la suite de cette double dénonciation
que furent mandatées les deux inspections générales,
IGE et l’IGAS. Celles-ci ont remis leur rapport dans
les délais demandés. Mais depuis décembre
2005, c’est l’omerta sur ce dossier. Les associations
ont déjà, à deux reprises, demandé aux
deux ministres quelles étaient les conclusions de ce
rapport et quelles étaient les dispositions qu’ils
pensaient prendre à la suite de celles-ci. Aucune réponse
ne leur a été apportée. Qu’y-a-t-il
donc de si gênant pour l’AFSSET et/ou pour ses
tutelles pour que ce rapport soit tenu secret alors que les
ministres ont obligation de la publier ?
Les associations ont bien l’intention, y compris par
voie judiciaire, d’obliger les ministres à respecter
cette obligation, car, durant tout ce temps, on demeure, sur
ce dossier de santé publique qui touche une population
si importante, dans un état de vide d’expertise
et d’inaction coupable des autorités en charge
de la santé.

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