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Une nouvelle étude suédoise menée par
l’institut national suédois du travail vient confirmer
l’hypothèse d’un accroissement significatif
de risque de cancer du cerveau lié à l’usage
du portable.
L’équipe de chercheurs, dirigée par Kjell
Mild, a étudié les effets liés à l’usage
du portable sur une population de 2200 personnes dont 905 atteintes
d’une tumeur maligne au cerveau. Elle conclut à un
risque accru (240%) des risques pour les utilisateurs intensifs
du portable. Elle souligne également une augmentation
notable du risque de tumeur sur le côté de la
tête où le téléphone est utilisé.
Ces résultats confirment les résultats de l’équipe
dirigée par Hardell, elle complète ceux des chercheurs
de Karolinska qui ont mis en évidence une multiplication
par 4 des risques d’apparition du neurinome de l’acoustique
chez les utilisateurs de portable. Elle est, en cohérence, également
avec une étude anglaise publiée récemment
qui avait observé une corrélation entre le côté où se
situait la tumeur maligne et celui de l’utilisation du
portable mais l’avait interprétée comme
résultant d’un biais de collecte.
Selon Kjell Mild, responsable scientifique de l’étude
suédoise, celle-ci est la plus importante menée à ce
jour sur l'usage prolongé du téléphone
portable, sachant que celui-ci s’est développé en
Suède depuis 1984, soit beaucoup plus tôt que
dans bien d’autres pays.
Tous ces éléments plaident en faveur de la définition
rapide d’une politique de gestion de risques.
Au moment où, une fois de plus, notre système
de veille sanitaire est mis en cause à propos de l’affaire
du Chicungunya, on ne peut qu’être frappé par
le silence, sur le dossier de la téléphonie mobile,
des agences et instituts gouvernementaux en charge de cette
veille.
Les associations lancent une nouvelle fois un signal d’alerte
au ministère de la santé afin que des mesures
soient prises pour limiter les risques liés à l’usage
du portable autant que ceux liés à l’exposition
des champs rayonnés par les antennes-relais. Les enquêtes
de consommation montrent que les jeunes utilisent de plus en
plus précocement, de plus en plus intensément
et de plus en plus massivement le téléphone portable,
il est grand temps de les alerter ainsi que leurs parents sur
les risques qu’ils encourent.
Il est possible de définir un usage citoyen du portable.
Ceci passe avant tout par une information complète et
transparente et par la définition de normes réglementaires
de protection des publics et consommateurs.

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