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Paris, le 09 septembre 05 : Dans le cadre
de la charte parisienne de téléphonie mobile,
des mesures de champs électromagnétiques
ont été effectuées au 51 rue Orfila
dans le 20ème arrondissement de Paris en date du 11
mai dernier. Selon la procédure incluse dans la charte
parisienne, les opérateurs ont alors un mois pour
modifier leurs installations et ce afin de réduire
le champ électromagnétique mesuré en
deçà de 2 volts par mètre sur 24h, soit
4.62 volts en valeur pic.
En date du 18 août dernier, de nouvelles mesures ont été effectué sur
ce site, révélant des seuils encore supérieurs
aux 10 volts par mètre en valeur pic et ce dans la chambre
des enfants ! Face au manque de coopération des opérateurs
incriminés sur ce site, Agir pour l'Environnement et
Priartém réclament le retrait immédiat
de ces antennes relais situées à une vingtaine
de mètres des appartements exposés. Au regard
des champs mesurés dont les opérateurs ont connaissance
depuis plusieurs mois, ces derniers mettent délibérément
en danger une famille et notamment ses enfants.
Une fois de plus, les opérateurs ne respectent pas
leurs engagements visant à réduire les champs électromagnétiques.
Si la Mairie de Paris n’a pas compétence pour
interdire une installation en fonction de l’exposition
générée et qu’elle se situe dans
un cadre contractuelle, Agir pour l'Environnement et Priartém
demandent la mise en œuvre de solutions alternatives contraignantes
notamment l’adoption d’une taxe progressive sur
les installations d’antenne relais exposant les riverains.
Au-delà des 0.6 volts par mètre, les associations
demandent que cette taxe soit dissuasive à l’encontre
des opérateurs.
La Cour européenne de justice vient de reconnaître
le droit, pour une municipalité, de percevoir une redevance
pour chaque antenne installée. L’Autriche compte
taxer à partir du 1er janvier 2006 chaque antenne à hauteur
de 21.000 euros.

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