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Madame la Députée, Monsieur le Député,
Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur,
Agir pour l’Environnement et Priartém viennent
d’obtenir de la société Carrefour le
retrait de la vente d’un téléphone portable
explicitement destiné aux enfants âgés
de 4 à 10 ans. Malgré l’accumulation
de preuves scientifiques qui devraient entraîner une
application immédiate du principe de précaution,
la France persiste à laisser un vide juridique qui
permet ce type de commercialisation inacceptable.
Tout récemment, le Professeur William Stewart, directeur
du National Radiological Protection Board (NRPB), a remis
au Gouvernement britannique une enquête préconisant,
au regard des études récentes, la plus extrême
prudence vis-à-vis de l’utilisation du portable
par les publics sensibles dont les enfants font partie.
Dans de nouvelles recommandations rendues publiques par
le NRPB, le Professeur Stewart affirme que la preuve d’effets
potentiellement nocifs était devenue plus convaincante
ces cinq dernières années. Il s’appuie
notamment sur quatre études récentes : une étude
menée par l’Institut de médecine environnementale
suédois dans le cadre du programme de l’OMS
qui montre, au-delà de dix ans d’utilisation,
une multiplication par quatre du neurinome de l’acoustique
(tumeur du nerf auditif) ; une étude hollandaise (TNO),
réalisée à la demande du gouvernement
hollandais, qui met notamment en évidence des modifications
de la fonction cognitive ; une étude allemande qui
a observé un accroissement des cancers autour des
stations de base ; enfin les résultats du programma
européen REFLEX qui a révélé les
dommages aux cellules causés par les champs électromagnétiques
de la téléphonie mobile.
Nous ne pouvons accepter plus longtemps le laxisme réglementaire
et législatif français qui permet à un
opérateur de téléphonie mobile d’installer
une antenne relais à moins de trois mètres
d’une classe d’école ou vendre un portable à des
bébés de 4 ans. Pour protéger la santé de
nos enfants, nous vous demandons donc d’agir rapidement
en légiférant afin d’encadrer la téléphonie
mobile. Avec plus de 40 millions d’utilisateurs de
mobile et 40.000 antennes relais, il est inconcevable que
les autorités publiques de ce pays ne prennent pas
la mesure du risque encouru.
Comptant sur votre célérité et dans
l’attente de votre réponse, veuillez agréer,
Madame, Monsieur, l’expression de nos sentiments distingués.
Janine LE CALVEZ, Présidente
de Priartem
Stéphen KERCKHOVE, Coordinateur d’Agir pour
l’Environnement

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