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Paris, le 25 janvier 2005 : Alors que de nombreuses études
scientifiques alertent les autorités publiques quant
aux effets sanitaires des téléphones portables,
la société Carrefour met actuellement en vente
un portable dédié aux enfants âgés
de 4 à 8 ans, le « BabyMo ».
La mise en vente d’un tel produit est totalement irresponsable
alors que douze équipes scientifiques européennes
viennent de rendre publique une étude qui s’inquiète
des dommages causés à l’ADN par les fréquences
utilisées par la radiotéléphonie mobile.
C’est la première fois qu’en France un
distributeur ose braver l’interdit implicite voulant
que les très jeunes enfants soient préservés
de campagnes de promotion agressives les invitant à utiliser
un téléphone portable.
En date du 12 janvier 2005, The Time titrait en Une « Children
face danger of mobile phone tumours » se faisant l’échos
d’une enquête du National Radiological Protection
Board coordonnée par William Stewart. La société Carrefour,
qui distribue également ce portable « BabyMo » en
Belgique fait déjà l’objet d’une
campagne de mobilisation visant à empêcher la
diffusion de ce téléphone portable dans ce
pays et ne pourra donc pas se réfugier derrière
une hypothétique absence d’informations pour
se dégager de sa responsabilité.
A titre amiable et préalablement à toute action
judiciaire en référé à l’encontre
de la société Carrefour, Agir pour l’Environnement
et Priartém demandent l’arrêt immédiat
de toute publicité et diffusion de ce portable. A
défaut de réaction publique de la part de cette
société sous 48 heures, les associations solliciteront
le juge des référés pour obtenir l’arrêt
immédiat de la vente du « BabyMo ».
Une fois de plus, les associations déplorent l’inaction
du Gouvernement dans ce domaine, ouvrant clairement la voie à ce
genre d’opération commerciale irresponsable.

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