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Deux associations écologistes ont rendu public jeudi
un "livre blanc des incidences de la téléphonie
mobile sur la santé", qui justifie selon elles
une réglementation plus contraignante des antennes
relais. Les associations Agir pour l'environnement et Priartem
(Pour une réglementation des implantations d'antennes
relais de téléphonie mobile) militent pour un
abaissement à 0,6 volt/mètre du seuil d'émission
des antennes, fixé par décret entre 41 et 58
v/m, et pour une distance minimum de 300 mètres autour
des écoles, crèches, hôpitaux et maisons
de retraite. Ces associations rendent public un rapport de
quatre scientifiques, édité en janvier sous
le titre "Votre GSM, votre santé, on vous ment:
livre blanc des incidences de la téléphonie
mobile sur la santé". Richard Gautier, Pierre
Le Ruz, Daniel Oberhausen et Roger Santini, qui animent sur
internet un Comité scientifique sur les champs électromagnétiques,
y critiquent les rapports officiels qui concluent à
l'innocuité de la téléphonie mobile.
Ils mettent en avant d'autres études, dont plusieurs
conduites par Roger Santini auprès de riverains d'antennes,
prouvant selon eux "la nocivité des téléphones
portables et des antennes relais dans le cadre de la réglementation
actuelle". Richard Gautier cite notamment une étude
néerlandaise, qui conclut à une "diminution
du bien-être", ainsi qu'à des modifications
de la mémorisation et de l'attention visuelle sous
l'effet des ondes de téléphonie UMTS (nouvelle
génération de téléphonie mobile).
Dans cette étude menée en 2003 par TNO (Netherland
organisation for applied scientific research), deux groupes
de 36 personnes ont été soumises "en aveugle"
à des ondes électromagnétiques de 0,7
volt à 1 volt pendant 45 minutes. Les auteurs jugent
toutefois nécessaire que leurs résultats soient
confirmés par d'autres études. Pour M. Gautier,
"il est clair que les ondes pulsées de la téléphonie
mobile ont un effet sur le cerveau, entraînant des maux
de tête, des troubles du sommeil et du comportement,
une diminution des capacités intellectuelles".
L'Agence française de sécurité sanitaire
environnementale (AFSSE), saisie par le gouvernement, a conclu
en avril 2003 à l'absence de conséquence sanitaire
identifiée. Toutefois, compte tenu des effets biologiques
des téléphones portables sur le cerveau, elle
recommande l'usage d'oreillettes et une utilisation modérée
des portables.

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