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En date du 22 janvier, quatre experts indépendants
ont rendu public un Livre Blanc sur la téléphonie
mobile synthétisant une série d'études
scientifiques internationales sur le sujet.
Après avoir effectué une analyse critique des
trois rapports officiels français (DGS/Zmirou 2001
; Opecst 2002 et Afsse 2003), les quatre scientifiques indépendants
s'interrogent sur le manque de rigueur qui a conduit Messieurs
Zmirou, Veyret et De Sèze -régulièrement
sollicités par les autorités publiques - à
omettre certaines études, tout en modifiant partiellement
ou totalement les conclusions de certaines autres, pour conclure
à l'innocuité des antennes relais de téléphonie
mobile.
A la lecture de ce Livre Blanc sur la téléphonie
mobile, les associations Agir pour l'Environnement et Priartém
constatent que les connaissances scientifiques sur les effets
des champs électromagnétiques de la téléphonie
mobile sur la santé sont loin d'être prises en
compte dans les rapports officiels français. Il en
va ainsi des effets sur la barrière hémato-encéphalique
et sur l'électroencéphalogramme, reconnus aujourd'hui
par tous et qui indiquent que le développement massif
de la téléphonie mobile va avoir des conséquences
graves sur la santé des riverains et des utilisateurs
de portables, si aucune mesure de précaution n'est
prise.
Les associations réclament une nouvelle fois un véritable
plan d'action gouvernemental prenant en compte ces risques
sanitaires. La baisse d'exposition du public aux champs électromagnétiques
à 0,6 volt par mètre est désormais une
nécessité impérieuse. [La France a adopté
le 05 mai 2002 des seuils de 41 et 58 volts par mètre]
! ! !
Avec la récente étude hollandaise sur les effets
de la téléphonie mobile sur le " bien être
" menée par une équipe de chercheurs de
TNO -à la demande de trois ministères- qui corrobore
l'impact sanitaire de la téléphonie mobile,
le manque de réactions du ministère français
ne pourrait être interprété que comme
de l'irresponsabilité ou de l'inconséquence.
Dans l'attente d'une réplication rapide, les associations
réclament un moratoire sur le développement
de l'UMTS, troisième génération de téléphonie
mobile, qui nécessitera un doublement, voire un triplement,
du nombre d'antennes relais de téléphonie mobile.

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