Paris, le 26 septembre 07 : En moins de 15 jours, plus de
12.000 citoyens ont participé au Grenelléthon
en postant une carte-pétition de la campagne d’Agir
pour l’Environnement intitulée « Environnement
: GREENelle ou Grrr..enelle ? » et destinée
au Président de la République, au Ministre
et à la Secrétaire d’Etat en charge de
l’Ecologie.
Cette participation massive prouve qu’il existe une
attente dans l’opinion publique, attente qui ne doit
pas être déçue. Agir pour l’Environnement
s’étonne de l’absence de méthode
clairement affichée encadrant ce Grenelle de l’environnement,
entretenant un flou préjudiciable à la bonne
tenue de ce débat.
Une victoire est le fruit d’un débat pluraliste
suivi de décisions politiques et d’une mise
en œuvre en adéquation avec les conclusions
dudit débat. Qui, comment, où, quand ? La
somme des questions demeurant sans réponse laisse
perplexe au regard du surinvestissement des ONG. Agir pour
l’Environnement considère que pour jouer le
jeu des négociations, il est nécessaire d’en
connaître les règles… ce qui est très
loin d’être le cas actuellement.
A quelques semaines des conclusions du Grenelle de l’environnement,
l’absence de méthode s’apparente au
mieux à de l’amateurisme, au pire à une
tentative d’instrumentalisation des associations
en cachant la finalité même du Grenelle.
De plus, Agir pour l’Environnement ne peut que déplorer
la confusion permanente entretenue par un président
tout à la fois hyperactif et radioactif vantant
les mérites du nucléaire aux quatre coins
de la planète. Ces annonces présidentielles
sont opposées aux principes mêmes du Grenelle
de l’environnement et augurent mal de la suite du
processus du Grenelle. Sur les questions délicates
ayant trait aux OGM, au nucléaire, aux programmes
autoroutiers ou à l’incinération des
déchets, rien n’indique que les quelques avancés
issues du Grenelle seront transcrites dans des lois et
réglementations et in fine appliquées.
Le rapport d’étape diffusé jeudi par
le Ministre de l'Ecologie doit être l’occasion
d’éclaircir définitivement la méthode
et les dates retenues. A défaut, Agir pour l’Environnement
ne pourrait que constater que le Gouvernement entretient
délibérément une inorganisation latente
et persistante pour mieux imposer ses vues et empêcher
toute mobilisation citoyenne.
