A l’approche du Grenelle de l’environnement,
le Ministre de l’Ecologie envoie un certain nombre
de ballons d’essai sur la question des OGM. Après
un été particulièrement houleux où les
anti et prOGM se sont affrontés, Agir pour l’Environnement
constate que le laisser-faire qui teint lieu de politique
en la matière déclenche une tension difficilement
gérable.
Le ministre de l’Ecologie annonce, à grand
renfort d’interviews, une loi sur les OGM qui serait
mise à l’ordre du jour du Parlement à l’automne.
La France, sous le coup d’une menace de sanction européenne
pour non transposition de la directive 2001/18 relative à la
dissémination d’OGM dans l’environnement
n’a, de toute façon, pas le choix !
Dernièrement, Jean-Louis BORLOO a également
annoncé la création d’une haute autorité sur
les OGM. Ces annonces bien tardives, pour nombreuses qu’elles
soient, ne peuvent faire oublier que plus de 20.000 hectares
ont été ensemencés sans que les ministres
de l’agriculture et de l’écologie n’aient
rien trouvé à y redire. La profusion des annonces
ne doit pas cacher l’attentisme des pouvoirs publics
!
Par delà les effets d’annonces qui tendent à se
multiplier, Agir pour l’Environnement attend du Grenelle
de l’environnement des engagements fermes et précis
sur le contenu de cette loi sur les OGM.
Agir pour l’Environnement ne se contentera pas de
l’annonce d’une loi pour solde de tout compte.
Une loi comme une haute autorité sur les OGM peuvent
tout aussi bien être laxiste que protecteur des systèmes
agraires existants et de qualité. Le ministre de l’Ecologie
ne peut espérer clore le débat sur les OGM
avec la seule annonce d’un projet de loi dont le périmètre
demeure extrêmement flou.
L’agriculture biologique et de qualité pourra-t-elle
se prémunir strictement de toute contamination génétique
? L’agriculteur et le semencier seront-ils reconnus
financièrement, civilement et pénalement responsables
des disséminations irréversibles de l’environnement
? Seule une loi entérinant de fait un moratoire technique
permettra de mettre un terme aux conflits opposant faucheurs
et contaminateurs.
Agir pour l’Environnement espère que le ministre
n’use pas d’un subterfuge dilatoire pour échapper
au moratoire sur les OGM que les associations appellent de
leur vœu.
Contact presse : Stéphen KERKCHOVE – Agir pour
l’Environnement
Tél. 06 06 88 52 66 – 01 40 31 02 99
