Positions d'Agir pour l'Environnement et des partenaires de la campagne " Trop de bruit ! "
Colloque national de Dunkerque - 21 septembre 1999


Le bruit dans la ville est la principale pollution que subisse les citadins au quotidien. Plus de sept millions de personnes se situent dans des zones de points noirs du bruit où la moyenne diurne dépasse 65 décibels et 55 décibels nocturne.

Or les pouvoirs publics n'ont pas encore appréhendé le véritable problème de santé publique que représentent les nuisances sonores. La législation existante est extrêmement abondante mais inadaptée car sous estimant la prévention et l'anticipation.

La prise de conscience des gênes occasionnées par les nuisances sonores doit inciter les constructeurs automobiles et les maîtres d'œuvre à réduire toutes les sources de bruit, notamment en ce qui concerne les pneumatiques, les revêtements et les matériels roulants.

La loi sur l'air peut être un outil législatif adapté pour lutter contre la pollution sonore et ainsi renforcer la loi sur le bruit de 1992. Ainsi, la notion de bruit doit être introduite dans les Plans de Déplacements Urbains avec pour objectif de réduire rapidement les émissions de bruit à la source via une limitation du trafic et de la vitesse automobile.

Les négociations entreprises entre l'Etat et les Régions, dans le cadre des XIIèmes contrats de plan, peuvent être l'occasion d'insonoriser quelques 182.000 logements situés dans des zones de points noirs du bruit. Pour se protéger des émissions sonores, seul un plan de financement ambitieux mobilisant 9 milliards de francs sur dix ans répartis entre l'Etat (60%) et les régions (40%) permettrait de limiter les dégâts sanitaires et psychologiques générés par les émissions de bruit.

 

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