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Le bruit dans la ville est la principale pollution que subisse
les citadins au quotidien. Plus de sept millions de personnes
se situent dans des zones de points noirs du bruit où
la moyenne diurne dépasse 65 décibels et 55
décibels nocturne.
Or les pouvoirs publics n'ont pas encore appréhendé
le véritable problème de santé publique
que représentent les nuisances sonores. La législation
existante est extrêmement abondante mais inadaptée
car sous estimant la prévention et l'anticipation.
La prise de conscience des gênes occasionnées
par les nuisances sonores doit inciter les constructeurs automobiles
et les maîtres d'uvre à réduire
toutes les sources de bruit, notamment en ce qui concerne
les pneumatiques, les revêtements et les matériels
roulants.
La loi sur l'air peut être un outil législatif
adapté pour lutter contre la pollution sonore et ainsi
renforcer la loi sur le bruit de 1992. Ainsi, la notion de
bruit doit être introduite dans les Plans de Déplacements
Urbains avec pour objectif de réduire rapidement les
émissions de bruit à la source via une limitation
du trafic et de la vitesse automobile.
Les négociations entreprises entre l'Etat et les Régions,
dans le cadre des XIIèmes contrats de plan, peuvent
être l'occasion d'insonoriser quelques 182.000 logements
situés dans des zones de points noirs du bruit. Pour
se protéger des émissions sonores, seul un plan
de financement ambitieux mobilisant 9 milliards de francs
sur dix ans répartis entre l'Etat (60%) et les régions
(40%) permettrait de limiter les dégâts sanitaires
et psychologiques générés par les émissions
de bruit.
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