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Mardi 10 décembre 2002, un colloque organisé
sous l'égide du Conseil national du Bruit analysera
dix années de lutte contre le bruit. Agir pour l'Environnement,
également membre de Cnb, tire un bilan contrasté
de cette période et déplore la baisse des crédits
affectés à cette politique.
Alors qu'une politique de résorption des 3000 points
noires du bruit avait été engagée par
le précédent gouvernement, les moyens mis en
uvre pour réduire le nombre de ces points noirs
baissent sensiblement, passant de 12 à quelques 6 millions
de euros, soit une diminution de plus de 47% ! Malgré
les récriminations d'une large majorité de la
population française se plaignant régulièrement
de seuils de bruit dépassant allègrement les
65 décibels diurnes et 55 décibels nocturnes,
la Ministre de " l'Ecologie " est en passe d'enterrer
toutes velléités de réformes en la matière.
Or, pour lutter contre les nuisances sonores, il est nécessaire
d'engager l'Etat et les collectivités territoriales
dans une politique de long terme, politique dotée de
moyens budgétaires conséquents et stables. En
remettant en cause, sans débat préalable, l'engagement
de l'Etat, la Ministre de " l'Ecologie " prend le
risque d'étouffer la volonté des acteurs locaux
favorables à l'intégration de critères
sonores dans les politiques publiques.
Dix ans après le vote de la Loi Bruit, Agir pour l'Environnement
reste perplexe à l'égard de la schizophrénie
ambiante qui conduit une ministre à tenir des propos
favorables au développement durable tout en baissant
sensiblement les crédits permettant de mettre en uvre
localement le développement durable.
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