|
Dans une récente enquête, l'Insee révèle
que 54% des habitants vivant dans des villes de plus de 50.000
habitants se plaignent des nuisances sonores. Malgré
cela, le budget affecté à la lutte contre les
nuisances sonores reste l'un des parents pauvres du budget
2003 avec une baisse très sensible des crédits
passant de 12,59 millions d'euros en 2002 à 5,93 millions
d'euros.
Agir pour l'Environnement, association membre du Conseil
national du Bruit, s'inquiète de l'inconstance de l'Etat
en ce domaine. Agir pour l' Environnement réclame que
cette gène diffuse soit enfin prise en considération
à la hauteur de l'enjeux que représente, pour
plus de six millions de personnes, cette véritable
nuisance. Plus de trois mille points noirs du bruit ont été
référencés.
Ces zones dans lesquelles le bruit dépasse les 65
décibels diurnes et 55 décibels nocturnes devaient
connaître des actions ciblées permettant une
résorption progressive grâce à des budgets
émanant de multiples ministères (environnement,
transport, équipement et logement) et d'une contractualisation
avec les Régions.
A ce jour, la faiblesse récurrente de l'engagement
étatique est la conséquence de l'absence de
sources de financement spécifiques renforcée
par l'éclatement des budgets consacrés à
la lutte contre les nuisances sonores.
Or, il y a une absolue nécessité à se
doter d'un outil législatif permettant de pérenniser
un financement en faveur de la résorption des trois
milles points noirs du bruit. Le principe « pollueur
payeur » doit guider la politique du bruit. Tout comme
en Hollande ou en Suisse, la réaffectation d' une taxe
à durée de vie limitée en faveur de la
résorption des points noirs du bruit permettrait de
se doter d'un financement autonome.
Agir pour l'Environnement s'inquiète ouvertement de
ces coupes sombres frappant les politiques dites qualitatives
comme la lutte contre les nuisances sonores ou la maîtrise
de l'énergie.
|