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PARIS, 22 oct (AFP) - Les habitants des villes de plus de
50.000 habitants se plaignent d'abord du bruit, devant le
manque de sécurité et la pollution, révèle
une enquête de l'INSEE sur la qualité de vie
dans les grandes agglomérations, publiée mercredi.
A la question : "quels problèmes dans votre quartier
ou votre commune vous préoccupent le plus?", les
ménages urbains répondent en premier lieu le
bruit et le manque de sécurité, puis la pollution.
54% d'entre eux se déclarent gênés par
le bruit lorsqu'ils sont chez eux. 28% le sont "souvent",
et 26% "de temps en temps".
Les transports sont la première source de nuisance
sonore, surtout à Paris, où 32% des ménages
sont "souvent" gênés par le bruit.
Parmi les ménages habitant dans une cité ou
un grand ensemble, 37% se disent gênés par le
bruit, émanant le plus souvent du voisinage.
La pollution est moins directement ressentie : 12% des ménages
urbains sont très gênés lorsqu'ils ouvrent
la fenêtre, et 13% modérément.
Un ménage urbain sur cinq a constaté des actes
de vandalisme dans son quartier en 1999 ou 2000, relève
l'INSEE. Sans surprise, les actes de vandalisme sont plus
fréquemment constatés dans des zones urbaines
sensibles, où un ménage sur deux en constate
"souvent".
L'enquête de l'INSEE a été menée
d'avril à juin 2001 auprès de 7.350 ménages
habitant dans une agglomération de plus de 50.000 habitants.
Elle visait à mesurer la qualité de vie, à
travers les nuisances provenant de l'environnement (bruit,
pollution, vandalisme) ou du logement même (humidité,
chauffage...).
42% des ménages interrogés déclarent
vivre dans un logement en bon état dans un environnement
peu bruyant, peu pollué et peu marqué par des
actes de vandalisme. A l'inverse, 20% déclarent subir
des nuisances fréquentes et 10% habitent un logement
inconfortable dans un environnement relativement dégradé.
Le bruit est la première préoccupation en
termes d'environnement des Français dans la plupart
des enquêtes. Pourtant, en 2003, les crédits
affectés par le ministère de l'Ecologie à
la lutte contre le bruit ont été divisés
par deux (5,93 millions d'euros contre 12,59 millions d'euros)
par rapport au projet de budget 2002.
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