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Trop de bruit ! C'est le thème de la campagne nationale
d'information conduite par l'association Agir pour l'Environnement.
Elle demande une meilleure prise en compte des nuisances sonores,
souvent " ignorées des pouvoirs publics ".
A l'origine, des riverains excédés. Quand le
bruit des voitures sur le périphérique nantais
envahit les jardins jusqu'à couper court à toute
conversation (c'est le cas du quartier du Bois-Raguenet à
Orvault), les " victimes " s'associent pour faire
pression sur les politiques.
Le combat de ces nouveaux militants trouve un aboutissement
la plupart du temps. Pour l'associaition de défense
des riverains du périphérique et des voies extérieures
(Arpe), la bataille a fini par payer. Cette fédération,
qui représente dix-neuf associations réparties
sur sept communes de l'agglomération nantaise, a contesté,
dès le début, les mesures de bruit effectuées
sur le périphérique par la Direction départementale
de l'Equipement. " L'erreur portait sur trois décibels
supplémentaires non comptabilisés. Ce qui correspond
à un doublement de la circulation ", indique Frédéric
L'honoré, président de l'Arpe. En cause, le
cahier des charges utilisé par la DDE. " La manière
de réaliser les mesures n'était pas rigoureuse.
Les micros, par exemple, étaient positionnés
vers les fenêtres des logements, au lieu d'être
tournée vers le périph' ", ajoute-t-il.
L'association a obtenu un nouveau cahier des charges (l'ancien
ayant été invalidé par le Préfet)
et de nouvelles mesures pourront être effectuées
au printemps.
L'expérience nantaise fait école. Le cahier
des charges, établi par l'association en lien avec
la Préfecture, pourrait servir de cadre de référence
en terme de mesure du bruit des transports terrestres sur
le plan national. Contactée par l'association Cactus
d'Avrillé, dans le cadre du projet de contournement
d'Angers, l'Arpe apporte ses conseils. Le pont de Pacé,
près de Rennes, a aussi fait appel aux Nantais.
1 % contre le bruit
Le combat ne s'arrête pas là. Pour les associations
(Arpe, CLCV, collectif cadre de vie de Saint-Léger-les-Vignes,
Fédérations des usagers du transport), il faut
aller plus loin. C'est pourquoi elles s'associent à
Agir pour l'Environnement dans sa campagne de sensibilisation
aux nuisances sonores. La proposition qu'elles font au président
du conseil régional est de " réserver 1%
du budget d'une nouvelle infrastructure pour le mettre dans
un fond de lutte contre les nuisances sonores ". Les
associations suggèrent également des mesures
techniques de rattrapage réalisables -pose de nouveaux
enrobés, réalisation de merlons (remblais de
terre qui font écran au bruit), ainsi que des mesures
préventives du type gel des terrains attenants aux
voies bruyantes, prise en compte des augmentations de trafic.
" Encore faut-il que les collectivités sollicitent
des crédits auprès de l'Etat " souligne
Mireille Ferri, d'Agir pour l'Environnement. Après
la Région et l'Etat, les associations iront frapper
à la porte d'autres collectivités (district,
département).
Vanessa Ripoche
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