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Un programme de résorption des points noirs va être
mancé, portant sur plus de 200.000 logements.
L'arrêté " ferroviaire " du 8 novembre
donne le coup d'envoi des mesures de prévention du
bruit.
Le rapport Lamure sur le bruit routier et ferroviaire, rendu
public l'an dernier, recense 3000 points noirs environ exposant
250000 logements à des nuisances sonores excessives.
Dans la droite ligne de ce rapport, Dominique Voynet, ministre
de l'Environnement, et Jean-Claude Gayssot, ministre de l'Equipement,
ont annoncé, lors du conseil des ministres du 10 novembre,
des mesures préventives ou de rattrapage.
Dans l'immédiat, un arrêté du 8 novembre,
publié au " JO " du 10 novembre fixe, en
application du décret du 9 janvier 1995, les niveaux
sonores à ne pas dépasser lors de la construction
ou du réaménagement d'infrastructures ferroviaires.
Pour les TGV, les seuils sont abaissés de 3 dB(A).
Pour les autres trains, ils sont analogues à ceux fixés
par l'indice routier. Parallèlement, la SNCF devra,
avant la fin de l'an prochain, mettre en place un nouveau
dispositif de freinage, moins bruyant (mais cette mesure ne
peut être efficace sans un accord international).
Dans le domaine routier, le gouvernement a décidé
de généraliser l'usage de revêtements
peu bruyants et de traiter en priorité le bruit induit
sur les voies d'accès aux infrastructures nouvelles
ou modifiées.
En application de la loi sur le bruit du 31 décembre
1992 (art. 13), chaque préfet recense et clase, en
cinq catégories, les infrastructures de transports
terrestres en fonction de leurs caractéristiques sonores
et du trafic, évaluées à vingt ans. Ce
classement et son report dans le POS sont un préalable
à l'introduction de nouvelles règles de construction
aux abords des infrastructures.
Un nouveau recensement
Le dernier recensement (effectué en 1982, revu partiellement
en 1994) sera réactualisé par les préfets
pour servir de base à un programme de rattrapage, engagé
l'an prochain. Les collectivités entreprendront une
démarche analogue et l'Etat lancera des actions de
formation à l'attention des opérateurs du bâtiments.
Actuellement, les études de classement ont été
réalises à 100% pour le réseau routier
national et les voies ferrées, à 90% pour les
départementales et à 70% pour les voies communales.
Des arrêtés de classement ont été
pris dans une quarantaine de départements. Ils seront
généralisés dans les mois à venir.
Le programme de rattrapage visera en priorité les
points noirs nocturnes et les bâtiments sensibles (écoles,
crèches, hôpitaux). La protection à la
source (murs anti-bruit ou merlons) sera privilégie
: 250 millions de francs par an seront ainsi consacrés
aux routes (crédits d'Etat et des sociétés
concessionnaires d'autoroutes) et aux voies ferrées
(crédits d'Etat et de RFF).
Pour l'isolation des logements sociaux, les préfets
sont invités à utiliser largement les dérogations
aux montants plafonds des Palulos. Outre la hausse de l'aide
à l'insonorisation des logements sociaux, les propriétaires
privés recevront, en complément des primes à
l'amélioration de l'habitat, une subvention permettant
de porter l'aide publique à un niveau comparable à
celui existant près des aérodromes.
Josette Dequéant
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