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Paris, le 03 août 07 : Dans le cadre de la préparation
du Grenelle de l’environnement, la Fédération
Nationale des Transports Routiers vient de proposer qu’une
nouvelle limitation de la vitesse fixée à 80
km/h pour tous les camions soit établie sur les autoroutes
françaises. Les associations appellent le gouvernement à profiter
de cette proposition pour réduire globalement de 10
km/h les vitesses autorisées sur autoroutes pour tous
les véhicules en circulation.
Les associations espèrent que les acteurs en présence
(sociétés d’autoroutes, constructeurs automobiles,
assureurs) sauront faire preuve de la même responsabilité en
acceptant -si ce n’est en proposant, le « 120 km/h
sur autoroutes » comme vitesse limite maximale pour les
véhicules particuliers. Cette simple mesure permettrait
de réduire de 2 millions de tonnes par an les rejets
de CO2. Ces deux millions de tonnes s’ajoutent aux deux
millions qu’il est possible de gagner en faisant « simplement » respecter
les limites actuellement en vigueur.
En baissant de 10 km/h les vitesses autorisées sur autoroutes
pour les voitures et les poids lourds, la France baisserait
immédiatement ses émissions de CO2 d’un
pour cent par rapport à leur niveau actuel.
Cette mesure, soutenue par 68% des français (sondage
BVA commandé par Agir pour l’Environnement), permettrait également
de limiter la consommation de carburant, réduire le
bruit et épargner des vies en réduisant l’insécurité routière.
Agir pour l’Environnement, France Nature Environnement,
le Réseau Action Climat France et la Fédération
Nationale des Associations d’Usagers des Transports espèrent
que la brèche ouverte par la FNTR ne se refermera pas
sans que la question essentielle des vitesses autorisées
pour l’ensemble des véhicules motorisés
ne soit évoquée. Dans le cadre de cette réflexion
que les associations appellent de leur vœu, la question
du bridage des moteurs est également une piste à approfondir
afin de mettre un terme à cette course à la puissance,
inutile, dangereuse et énergivore.
Le secteur « Transport » représente aujourd’hui
26% des émissions françaises de gaz à effet
de serre, en augmentation de 22% depuis 1990.
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