Paris, le 07 mars 2008 : Renault profite du salon automobile
de Genève pour présenter son premier 4x4, le
Koléos. Les associations s’étonnent de
cette relative discrétion entourant le lancement de
ce véhicule par Renault. Le constructeur français
serait-il en difficulté pour vendre un 4x4 climaticide
tout en axant sa communication sur son « exemplarité » en
matière de lutte contre le dérèglement
climatique ?
Afin de rendre lisible une stratégie industrielle
manifestement ambivalente, le constructeur français
semble donc enclin à présenter son nouveau
4x4, subrepticement et en terre helvète. Par mimétisme
industriel, Renault tente avec le Koléos de rattraper
son retard sur ces principaux concurrents en commercialisant
un 4x4 à « vocation urbaine ».
Alors que la France vient d’adopter un malus frappant
en premier lieu les 4x4 puisqu’ils représentent
la gamme de voitures rejetant en moyenne le plus haut niveau
de CO2 par km parcouru, que la commission européenne
propose aux Etats membres une réglementation visant à réduire
les émissions de CO2 des véhicules commercialisés
dès 2012, que Renault communique sur un label Eco² visant à favoriser
les véhicules sobres en carbone, force est de constater
que le constructeur français fait fausse route avec « KOléos »,
renommé par les associations le « CO2léos ».
Les associations appellent Renault à faire machine
arrière afin de privilégier la responsabilité climatique à un
panurgisme industriel. L’incohérence et le double
discours ne peuvent en effet pas tenir lieu de stratégie.