Paris, le 06 septembre 05 : Alors qu’un millier d’hectares
d’OGM sont cultivés en France, le Gouvernement
semble se terrer dans un mutisme inacceptable privilégiant
la loi du silence au respect des directives européennes.
La France s’est ainsi faite tancée par l’Union
européenne pour n’avoir pas transposé dans
des délais acceptables une directive européenne
encadrant la dissémination d’OGM dans l’environnement.
A cause de cet attentisme, certains producteurs de maïs
se permettent de recourir à des semences transgéniques
autorisées en France mais dont l’utilisation
demeure sujette à caution au niveau communautaire
tant que la directive 2001/18 n’a pas été transposée
dans notre pays. Sans règles strictes de coexistence
entre cultures, sans responsabilité clairement définie,
sans informations préalables des autorités
publiques locales, sans suivies des impacts environnementaux,
la culture d’OGM en France est en contradiction flagrante
avec le droit européen.
Agir pour l’Environnement réclame la constitution
d’une commission d’enquête parlementaire
qui étudierait le caractère légal de
cette dissémination et y mettrait fin si la légalité de
ces cultures n’était pas avérée.
A la veille de multiples procès à l’encontre
de faucheurs volontaires, Agir pour l'Environnement constate
que le règne du deux poids, deux mesures devient une
règle implicite toute à fait contestable. En
frappant juridiquement sans retenu militants et autorités
locales tout en faisant preuve d’une clémence étonnante à l’encontre
du lobby biotechnologique, le Gouvernement se rend coupable
des conséquences environnementales qui ne manqueront
pas d’arriver.
