Alain Juppé, nouveau ministre de l’écologie,
que son séjour au Québec a du inspirer, vient
d’annoncer la possibilité d’un moratoire
sur le maïs de Monsanto Mon 810.
Agir pour l'Environnement considère qu’en l’absence
de toute décision effective et immédiate, cette
annonce s’apparente à une prise de position
Canada Dry. « Cela ressemble à un engagement, ça
a le goût de l’ambition politique, ça
fleure bon un véritable moratoire mais ça demeure
pour l’heure totalement virtuel ».
En effet, Alain Juppé, Ministre de l’Ecologie,
ne peut tout à la fois dénoncer les effets
de ce maïs transgénique tout en continuant à accepter
la culture de plus de 30.000 hectares de ce même maïs.
Le nouveau Ministre de l’Ecologie doit agir avec célérité afin
de ne plus laisser une dissémination incontrôlée
se répandre insidieusement.
Tout report du moratoire annoncé, à une date
indéterminée, serait une façon d’accepter
implicitement une contamination de grande ampleur. Or, Agir
pour l'Environnement considère qu’un moratoire
frappant le maïs de Monsanto n’a un impact réel
que lorsqu’il intervient en période de culture.
Annoncer un moratoire en mai pour l’appliquer en septembre-octobre
reviendrait à interdire le chauffage en période
de canicule.
Contact presse :
Stéphen KERCKHOVE – Agir pour l’Environnement – Tél.
01.40.31.02.99

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