Paris, le 20 mars 06 : Agir pour l'Environnement proteste
vigoureusement contre le choix effectué par le Gouvernement
d’utiliser la procédure d’urgence afin
d’accélérer l’adoption du projet
de loi sur les OGM et étouffer précipitamment
tout débat parlementaire sérieux et approfondi
! Avec cette procédure abusive, une seule lecture
sera nécessaire pour que le Sénat et l’Assemblée
nationale expédient un texte bancal et mal ficelé.
Une nouvelle fois, le Gouvernement tente, avec une brutalité totalement
assumée, d’imposer une législation contestée
de toute part. Alors que 78% des Français réclament
un moratoire sur les OGM, le Ministre de l’Education
Nationale et de la Recherche, Monsieur de Robien, propose
une loi sur les OGM généralisant une contamination
génétique de l’ensemble des cultures
existantes. Face à ce risque de pollution, le Gouvernement
propose de créer un système de responsabilité et
d’indemnisation complexe et minimaliste.
Si les Sénateurs devaient adopter ce projet de loi
en l’état, la France serait de loin le pays
le plus laxiste en matière d’OGM, minorant la
responsabilité des semenciers tout en mettant un terme à l’agriculture
biologique et de qualité telle que nous la connaissons
aujourd’hui. Au nom d’une certaine conception
de la liberté, l’agriculture biologique strictement
exempte d’OGM va devoir accepter une contamination
génétique chronique et ce sans pouvoir bénéficier
de la moindre indemnisation !
Agir pour l'Environnement déplore vivement cette
manière de procéder qui mélange allègrement
urgence, vitesse et précipitation. Agir pour l'Environnement
constate que ce Gouvernement est frappé d’un
syndrôme de peur panique à l’idée
d’avoir le moindre débat avec la société civile,
ce qui l’amène à privilégier l’unilatéralisme à toute
concertation sérieuse. Cette manière de procéder
amène ce Gouvernement à s’enfermer dans
une tour d’ivoire, totalement coupé des réalités
sociales et demandes démocratiques.

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