Paris, le 18 janvier 06 :
Après plusieurs années
d’attentisme, le Grouvermenent s’apprète à présenter
en Conseil des ministres un projet de loi sur les OGM dont
la préparation est frappée du saut du secret.
Paradoxalement, le Gouvernement
semble vouloir légiférer
au nom d’une certaine conception de la transparence
et ce dans la plus totale opacité ! Bien que les ONG
aient formulé plusieurs demandes de rencontres depuis
plusieurs mois, le Ministère de la Recherche refuse
la démarche de concertation préalable, s’apprêtant à accepter,
sous couvert de coexistence, une dissémination d’OGM
irréversible et automultiplicatrice.
Agir pour l'Environnement proteste
vigoureusement contre la volonté du Gouvernement d’imposer
brutalement un projet de loi anticonstitutionnel pour le
plus grand bénéfice des semenciers et transnationales
de l’agrobuisness. A peine accolé à la
Constitution française, le principe de précaution
est piétiné sans vergogne par un ministre de
la recherche génétiquement modifié.
Ce projet de loi entérine de fait une coexistence
laxiste et inapplicable entre culture OGM et nonOGM, reportant
la fixation de seuil de contamination à l’adoption
d’un décret ultérieur. Ce faisant, le
Gouvernement soumettra aux parlementaires une coquille vide
qu’il remplira a posteriori du vote. Cette procédure
ridiculise les Parlementaires qui n’auront d’autre
rôle que celui de faire-valoir docile.
Agir pour l'Environnement réclame
la reconnaissance de la primauté des systèmes
agraires existant de qualité sur toute pollution génétique.
L'association réclame également la reconaissance
de la responsabilité pleine et entière de l’obtenteur
en cas de contamination génétique du champ à l’assiette.

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