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Paris, Ministère de l'Environnement et de l'Aménagement
du Territoire, le 04 juillet 2000 de 16h30 à 17h15
Dégazage : La proposition de loi du 13 juin
2000 sur les dégazages votée par les députés
est une avancé car elle durcit les sanctions. Concernant
les responsabilités, il n'est pas interdit pour un
Parquet ambitieux de sanctionner l'armateur et l'affréteur
en coresponsabilité avec le capitaine de navire. Il
n'en reste pas moins que la multitude de sociétés
écrans rend toute velléité de poursuite
rapidement insatisfaisant. C'est la raison pour laquelle,
en dernier recours, il est possible de poursuivre le propriétaire
de la cargaison.
La question posée est celle de l'inertie car rien
n'empêche aujourd'hui un Tribunal de se limiter aux
capitaines de navires. De plus, afin d'accélérer
les procédures, quelques tribunaux auront la tâche
de traiter spécifiquement ces dossiers de dégazage.
La zone d'interpellation va être étendue jusqu'à
60 miles en Méditerranée ce qui permettra de
poursuivre les fautifs plus facilement.
FIPOL : ce système évite les ententes
de plusieurs années avant un éventuel remboursement.
En cela, il doit être maintenu. Néanmoins, il
serait utile de disjoindre remboursement et responsabilité
de l'armateur ou de l'affréteur. Le versement au FIPOL
doit se faire sur une base incitative, c'est à dire
en fonction de l'état du navire. Une modulation du
versement pourrait être introduite en fonction de critère
environnementaux et sociaux (âge du navire, produit
transporté, nombre de marins à bord
).
Assurance : Une assurance sans limitation de remboursement
ne peut pas voir le jour. Elle serait rédhibitoire
car aucune société d'assurance ne prendra le
risque d'assurer une bateau, même neuf, et couvrir des
dégâts financièrement gigantesques. Par
contre, une hausse des plafonds de remboursement peut être
un moyen avec la mise en place d'une co-responsabilité
armateur-affréteur en cas de carence de l'une des deux
sociétés.
OMI : Plusieurs mémorandums ont été
déposé par la France à l'OMI afin de
réguler le transport maritime. (SK : Le problème
des conventions signés dans le cadre de l'OMI, c'est
qu'elles ne sont pas respectées, car il n'existe pas
de police internationale, à la différence des
directives européennes et la cour européenne
de justice). En ce qui concerne les conventions internationales,
les pouvoirs de Police s'ont du domaine régalien et
donc de l'Etat français, ce qui peut poser le problème
de la concurrence que peuvent se livrer certains ports européens
entre eux ; d'où l'impérieuse nécessité
d'une harmonisation communautaire des contrôles.
Financement : TotalFina s'est engagé à
payer le coût du pompage de l'Erika (500 millions),
le stockage et le traitement des déchets. Le plan Polmar
a coûté environ 500 millions pour le nettoyage
des plages ; enfin FIPOL a ou va contribué à
hauteur de 1,2 milliard et l'Etat a mis un fond d'urgence
pour venir en aide aux secteurs économiques sinistrés.
L'atteinte à l'image touristique du littoral atlantique
est difficilement quantifiable, tout comme les dommages écologiques.
Un suivi environnemental de la catastrophe a été
mis en place avec un budget de 35 millions de francs.

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