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Paris, Ministère des Transports, le 28 juin 2000 de
15h00 à 16h15
Présents : M.Guillot, conseiller de M.Gayssot,
Stéphen Kerckhove, animateur d'Agir pour l'Environnement,
Laurent Brucy, chargé de mission à la LPO.
Dégazage : La question des responsabilités
est toujours en débat même si au niveau juridique
il est possible d'intenter un procès aux donneurs d'ordre,
en l'occurrence l'armateur ou l'affréteur, si c'est
un ordre écrit. La deuxième lecture de ce projet
de loi sur les dégazage aura lieu à l'autonome
et il est possible de Daniel Paul dépose un amendement
afin de rendre plus explicite le processus de co-responsabilité.
Le texte de loi propose de réorganiser les tribunaux
afin de concentrer les affaires sur un seul tribunal par façade
maritime.
Le CIM qui vient d'avoir lieu a pris des décisions
importantes visant à augmenter les moyens financiers
affectés à la formation d'inspecteurs (200 emplois
sur trois ans, soit soixante inspecteurs ajoutés au
cinquante actuels, plus des officiers de port, plus des unités
chargées de la surveillance du littoral). Il n'en reste
pas moins que le recrutement est difficile par manque de vocations
et de centres de formation. La rémunération
et les responsabilités inhérentes à ce
type de fonction freinent les potentiels candidats. Le METL
réfléchit à des contrats hors-cadre permettant
une rémunération plus alléchante. Il
a été décidé aussi de professionnaliser
les CROSS et d'investir 750 millions de francs supplémentaires
sur trois ans pour l'acquisition de radars modernes et de
navires supplémentaires permettant la surveillance
de toutes les zones côtières.
Les plans POLMAR Terre et Mer manquent de coordination.
Le Préfet de la zone de défense sera désormais
chargé de coordonner et d'améliorer la communication.
Il faut par ailleurs réformer ce système afin
de tenir compte des évolutions liées à
l'implication des bénévoles. Il faut mettre
en place une veille technologique. Le volet expertise, notamment
environnement, sera pris en charge par le CEDRE et l'IFREM.
Mémoranda : La France a transmis trois mémoranda
à la Commission européenne, à l'OMI et
au FIPOL. D'ors et déjà la Commission européenne
a repris bons nombres des propositions françaises notamment
sur les contrôles effectués par l'Etat de port,
l'élimination à terme des simples coques, la
responsabilisation des opérateurs, une meilleure surveillance,
une amélioration des conditions de travail à
bord des navires.
Les Grecques risquent de préconiser une discussion
d'ensemble à l'échelle mondiale. Il est nécessaire
de privilégier l'Union européenne si nous voulons
aboutir à des décisions rapidement. La France
a proposé à la Commission européenne
de réfléchir aux moyens financiers permettant
de subventionner par des fonds européens un renouvellement
de la flotte grecque.
La France est disposée à faire avancer les
deux directives et le règlement proposés par
la Commission européenne. Un accord politique est déjà
intervenu concernant la certification des sociétés
de classification à l'échelon européen.
Il ne reste qu'à connaître la position du Parlement
européen.
Garde-côtes : Sur le principe, la réflexion
est bonne à mener mais concrètement, elle est
très difficile à mettre en uvre. Privilégions
avant tout une coopération et une meilleure transmission
des données par la base de données EQUASIS.
OMI : Les propositions françaises ont déjà
été discutées en sous comité et
l'intensification des contrôles semble recevoir l'assentiment
de la plupart des délégations. Une présentation
des travaux devrait intervenir au courant de l'automne. Il
est par ailleurs demandé qu'une boîte noire,
sur le modèle des avions, permette d'obtenir des données
sur la navigation. La France souhaite que le déballastage
et les déchets d'exploitation soient des donnés
intégrées à cette boîte noire.
FIPOL : La convention MARPOL permet de réduire
les délais de remboursement même si la limitation
des responsabilités financières des opérateurs
donne le sentiment d'une certaine impunité. La France
réclame une hausse des plafonds de remboursement et
une responsabilisation des affréteurs. Pour l'heure
le fond du FIPOL est indexé sur le coût du pétrole
importé mais pourrait évoluer afin d'incorporer
une certaine conditionnalité des versements en fonction
de l'âge et l'état du navire.

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