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Paris, Assemblée nationale, le 03 juillet 2000 de 11h
à 12h20
Rapport de la commission d'enquête : Ce rapport
sera remis mardi 4 juillet 2000 aux membres de la commission
d'enquête en diffusion interne pour réactions.
Une conférence de presse sera organisée une
semaine plus tard pour le rendre public.
Il semble, à première vue, que le rapport exclu
peu ou prou les responsabilités de TotalFinaElf dans
le naufrage. Pourtant, il faut absolument responsabiliser
les affréteurs et les armateurs via une juridiction
plus strict. Il est nécessaire d'appliquer une co-responsabilité
de l'armateur et du propriétaire de la cargaison.
Contrôle et sociétés de classification
: Les contrôles effectués par l'Etat de port
reste le seul moyen efficace de repérer les bateaux
poubelles. Malheureusement, le statut administratif des inspecteurs,
la rémunération minimaliste et les responsabilités
qui incombent intégralement à ceux-ci repoussent
bon nombre de candidats.
Les sociétés de classification doivent recevoir
un agrément officiel mais globalement, la catastrophe
de l'Erika provient bien plus d'un manque de rigueur des contrôle
menés. Rina, qui est en cause dans l'expertise de l'Erika
était considérée comme faisant parti
du club des meilleurs sociétés de classification.
Il semble préférable de contrôler régulièrement
ces sociétés de classification à une
réétatisation des contrôles.
Contrat d'affrètement à terme : Le mouvement
de concentration des multinationales sur leur métier
de base peut difficilement connaître une marche arrière.
Le processus d'extermination des coût annexe comme le
transport d'hydrocarbures est en lien avec cette concentration.
Il n'est pas possible pour une multinationale de s'inscrire
dans cette démarche. De plus, l'exemple de l'Exxon
Valdes nous prouve qu'un pétrolier neuf appartenant
à une société pétrolière
peut aussi sombré. Seul une réponse juridique
peut forcer TotalFina à assainir sa gestion dans le
domaine du transport maritime. D'autant que les gains liés
à l'affrètement de bateaux obsolètes
sont marginales.
Assurance sans limitation : Espère que cette
disposition sera reprise dans le rapport car c'est une des
mesures permettant de responsabiliser le secteur à
la différence du FIPOL qui s'apparente à une
droit à polluer, où les sociétés
pétrolières payent a priori sans relation directe
avec une catastrophe mais avec une limitation induite des
coûts en cas de pollution.
Gardes côtes européen : cette idée
semble alléchante mais reste inopérante à
court terme en l'état actuel du fait de la parcellisation
des administrations européennes et nationales. Le principe
de l'homogénéisation des contrôles effectués
dans tous les Etats de port européen recherché
par la directive européenne semble plus à même
de recevoir l'assentiment des pays européen, même
de la Grèce. Si les contrôles ne sont pas uniformes
selon les pays, il y a -à la grande différence
des conventions l'OMI- la cour de Justice européenne
qui tend à contrôler les contrôles et à
sanctionner en cas de récidives. De plus, les pays
européens ont horreurs d'être montrer du doigt
pour non respect d'une directive et passer pour le mauvais
élève de la classe.
Polmar : Il est nécessaire de réactualiser
les différents plans afin de tenir compte de la décentralisation
et de la mobilisation des bénévoles.
CEDRE et nature du produit : les deux polémiques
sont des faux débats qui posent une réelle question
sur la responsabilité de la démocratie médiatique.
La participation des pétroliers aux travaux du CEDRE
est légitime car ce sont eux qui connaissent le mieux
leur produit. La nature du produit est bien celui qui était
inscrit dans la classification " Fioul lourd n°2
".

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