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Ministère de la Santé, de la Famille et des
Personnes Handicapées
Le Chef de Cabinet
Paris, le 03 juillet 2002
Monsieur Stéphen KERCKHOVE
Coordinateur de la campagne
"Insup-PORTABLES, les antennes relais ?!?"
Agir pour l'Environnement
97 rue Pelleport 75020 Paris
Monsieur,
Vous avez adressé à Monsieur Jean-François
MATTEI, Ministre de la Santé, de la Famille et des
Personnes Handcapées, des félécitations
à l'occasion de sa réelection en tant que député
ainsi qu'à l'occasion de sa nomination au sein du Gouvernement.
Il m'a chargé de vous en remercier.
Par ailleurs, vous lui avez fait part de vos inquiétudes
concernant les implantations d'antennes relais de téléphonie
mobile.
Je tiens à vous apporter des précisions sur
les stations de base de téléphonie mobile.
Dans le rapport "les téléphones mobiles,
leurs stations de base et la santé" rendu public
le 7 février 2001, le groupe d'experts présidé
par le professeur ZMIROU n'a pas retenu l'hypothèse
d'un risque pour la santé des populations vivant à
proximité des stations de base. Par contre, ces experts
ont recommandé que les bâtiments sensibles situés
à moins de 100 mètres d'une station de base
ne soient pas attients directement par le faisceau de radiofréquences
émis par l'antenne. Ces mêmes experts ont souligné
également que cette recommandation n'était pas
incompatible avec l'installation d'une antenne sur le toit
ou à proximité immédiate d'un tel établissement,
compte tenu du fait qu'un bâtiment situé au-dessous
de l'antenne reste en dehors du faisceau de ce type d'antennes
très directionnelles. Il n'est donc pas atteint ou,
de manière très marginale, par le rayonnement
de l'antenne.
Cette recommandation a pour principal objectif d'essayer
d'atténuer certaines appréhensions du public.
Elle concerne essentiellement des sites en plein air où
les enfants ou des patients, supposés plus sensibles,
pourraient passer plusieurs heures par jour (écoles,
hôpitaux et crèches disposant d'un espace de
plein air) et ne s'applqiue pas aux locaux fermés dans
la mesure où le champ est fortement attenué
par la structure du bâtiment. Les conclusions du groupe
d'experts français rejoignent celles du groupe d'experts
de l'Organisation mondiale de la santé qui, dans on
aide-mémoire n°193 daté de juin 2000 affirme
que "l'intensité des rayonnements de radiofréquence
autour des stations de base ne représente pas un risque
pour la santé". Elles sont également en
accord avec celles d'un groupe d'experts britanniques qui,
dans un rapport remis au ministère de la santé
publique britannique en mai 2000, concluait "que l'état
des connaissances indique qu'il n'y a pas de risque pour les
populations vivant à proximité des stations
de base, les niveaux d'exposition n'étant qu'une faible
fraction des valeurs limites recommandées". En
effet, les mesures de champs radioélectriques réalisées
à proximité de stations de base dans plusieurs
pays (dont la France) et selon des procédures harmonisées,
ont montré des valeurs se situant entre le millième
et le dix millionième des valeurs limites admises pour
l'exposition du public.
Les seuls effets avérés en matière de
risques pour la santé liés à l'exposition
des champs de radiofréquences sont les effets thermiques.
Le Conseil de l'Union Européenne a publié le
12 juillet 1999 une recommandation relative à l'exposition
du public aux champs électromagnétiques, dont
le respect permet de garantir la sécurité du
public. La Commission Européenne a mené une
étude afin de connaître les modalités
d'application de cette recommandationdans les Etats de l'Union
Européenne. D'ors et déjà, une très
large majorité des Etats de l'Union Euopéenne
prend en compte ou est en train de prendre en compte les valeurs
limites d'exposition prévues par cette recommandation.
L'oronnance n° 2001-670 du 25 juillet 2001, trnasposant
notamment la directive 1999/5/CE du 9 mars 1999 a introduit
dans le code des postes et télécommunications
la protection de la santé au titre des exigences essentielles
définies par la directive. En application de cette
ordonnance, le décret n° 2002-775 fixe les valeurs
limites d'exposition du public applicable aux champs électromagnétiques
en provencance des équipements utilisés dans
tous les réseaux de télépcommunications
qui comprennent outre la téléphonie mobile,
la télévision, la radio, les réseaux
de télécommunications privées et de l'Etat.
Les valeurs limites des niveaux d'exposition prévues
par ce décret reprennent celles dela recommandation
du 12 juillet 1999.
La circulaire internministérielle relative à
l'implantation des antennes relais de radiothérapie
a été diffusée aux préfets le
16 octobre 2001. Sur la base des valeurs limites d'exposition
définies par la recommandation européenne, elle
fixe des recommandations pratiques pour définir les
règles d'installation, les périmètres
de sécurité et les règles de balisage
autour des stations de base. Enfin, par arrêté
du 14 novembre 2001, les arrêtés fixant les autorisations
d'établissement d'exploitation de réseaux de
télécommunication ont été modifés
afin que les valeurs limites d'exposition figurant dans la
recommandation du 12 juillet 1999 soient respectées
par les équipements et installations des opérateurs.
Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes
sentiements distingués.
Jean-Marie BRINON

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