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MAIRIE DE PARIS
Pierre MANSAT
Adjoint au Maire de Paris Chargé des relations avec
les Collectivités territoriales d'Ile de France
Paris, le 28 juin 2001
Madame Mireille FERRI
Présidente Agir pour l'Environnement
97 rue Pelleport
75020 Paris
Madame la Présidente,
J'ai bien reçu votre courrier du 25 juin dernier et
je vous en remercie.
Le Groupe Communiste, auquel j'appartiens, a déjà
interpellé M. Christian SAUTTER, Adjoint au Maire de
Paris chargé du Développement Economique et
des Finances, sur l'installation d'antennes relais de téléphones
portables dans le 20ème arrondissement.
Je crois que la réponse que l'adjoint a fait à
Mme GEGOUT, Conseillère de Paris, vous apportera certains
éléments répondant aux soucis légitimes
que vous manifestez dans votre courrier.
Je me tiens à votre disposition pour approfondir cette
question et je vous prie d'agréer, Madame la Présidente,
l'expression de mes salutations distinguées.
Pierre MANSAT
Questions de Madame Catherine Gégout et des élus
du groupe communiste
A Monsieur le Maire de Paris
Paris, le 05 mai 2001
Les habitants du 27 rue des Couronnes (20è) ont fait
reculer l'OPAC qui voulait, le 2 mai dernier installer sur
leur immeuble des antennes relais de téléphones
mobiles d'une puissance de 1800 mégahertz au lieu des
antennes existantes de 900 mégahertz. Ils s'inquiètent
des conséquences des rayonnements sur leur santé
ainsi que sur la crèche, l'école maternelle
et le centre de santé voisins.
Cette action s'ajoute à de nombreuses autres qui ont
vu, à Paris comme ailleurs, des habitants et des élus
locaux refuser ces implantations. Les soupçons de la
part des scientifiques sur la caractère nocif de ces
ondes sont importants et poussent à éviter d'implanter
de telles antennes à proximité d'habitations
où d'équipements publics. Les élus suscités
demandent que soit communiqué un état des implantations
de ces antennes sur Paris, ainsi que les demandes de permis
de construire et autorisations de travaux en cours, incluant
les remarques de ces autorisations. Ils demandent au Maire
de Paris d'appliquer le principe de précaution et notamment
d'intervenir auprès des bailleurs sociaux pour qu'ils
cessent ces implantations et mettent en place des concertations
avec les habitants.
Conseil de Paris - Séance du 21 mai 2001
Réponse à la question orale n° QOC 2001-88
posée par Madame Catherine GEGOUT et des élus
du groupe communiste
Il convient tout d'abord de rappeler que les installations
liées à la téléphonie mobile,
qu'il s'agisse de locaux techniques ou d'antennes, ne font
pas systématiquement l'objet d'autorisations d'urbanisme.
L'article R421-1, 8ème alinéa, du Code de l'Urbanisme
prévoit que les poteaux et pylônes d'une hauteur
inférieure à 12 mètres, ainsi que les
antennes de moins de 4 mètres, ne font l'objet ni d'un
permis de construire, ni d'une déclaration préalable.
L'article R422-2 exonère également du permis
de construire les pylônes de plus de 12 mètres
et les ouvrages techniques de moins de 100 mètres carrés.
En revanche, une déclaration de travaux préalable
doit être déposée
La Ville de Paris instruit, de manière classique,
ces déclarations, en liaison avec les Architectes des
Bâtiments de France (ABF). Ceux-ci sont consultés
dès ors que l'installation est située en site
inscrit, en application de la loi du 2 mai 1930, ou lorsque
l'ouvrage est situé dans le champ de visibilité
d'édifices protégés au titre des monuments
historiques, en application de la loi du 31 décembre
1913.
Il n'existe pas de base légale ou réglementaire
pour faire intervenir à ce niveau un critère
sanitaire. En effet, seule une recommandation du Conseil européen
(1999/519/CE) en date du 12 juillet 1999 traite actuellement
de la question, en préconisant une zone d'exclusion
autour des antennes elles-mêmes, afin de protéger
leur accès (2 mètres devant, 50 à 70
centimètres en arrière, sur les côtés,
au dessus et en dessous). Le législateur n'a pas prévu,
à cet égard, davantage de contraintes lorsqu'il
a ouvert le service de téléphonie mobile à
la concurrence, afin de permettre une couverture rapide du
territoire national.
La Ville de Paris ne peut se substituer au législateur
et à l'Etat pour accroître le caractère
précis et contraignant des textes régissant
l'implantation des installations de téléphonie
mobile, mais elle fait respecter, sur son domaine, la zone
d'exclusion définie dans la réglementation européenne,
qui est balisée et interdite d'accès.
En ce qui concerne l'implantation d'antennes et de locaux
sur ou dans des bâtiments municipaux, elle est ainsi
encadrée par une procédure issue des conventions-cadres
liant la Ville de Paris aux opérateurs de téléphonie
mobile. L'occupant du lieu est bien entendu consulté
afin de déterminer la faisabilité et les conditions
de l'installation. La Ville veille au caractère discret
et soigné des locaux techniques et des antennes implantés
sur ses propres bâtiments ou sites.
En revanche, les personnes morales distinctes de la Ville
de Paris, qu'il s'agisse de propriétaires individuels,
de syndicats de copropriétaires, de sociétés
privées traditionnelles ou de bailleurs sociaux comme
dans le cas évoqué par Madame GEGOUT peuvent
librement contracter avec les opérateurs de télécommunications.
La Ville de Paris ne dispose donc pas de la liste des antennes
et locaux techniques de téléphonie mobile accueillis
dans les immeubles dépendant des bailleurs sociaux.
Il convient également d'informer les élus parisiens
que, à la demande du gouvernement, la Direction Générale
de la Santé a réuni, en juin 2000, un groupe
d'experts présidé par le docteur Denis Zmirou,
qui a été chargé d'analyser les données
scientifiques disponibles en matière sanitaire quant
à l'utilisation de la téléphonie mobile.
Son rapport, remis en février 2001, conclut que "
l'exposition des personnes est considérablement moindre
au voisinage des stations de base qu'au cours d'une communication
avec un mobile lorsque l'on considère la durée
d'exposition des riverains les plus proches des stations de
base. " Compte tenu des niveaux d'exposition constatés,
le groupe d'experts ne retient pas l'hypothèse d'un
risque pour la santé des populations vivant à
proximité de ces stations. Ainsi, l'installation d'une
antenne de station de base sur le toit d'un bâtiment
ne présente aucun risque pour ses occupants, car le
faisceau n'affecte pas l'aire située au-dessous. Au-delà,
la puissance du champ électromagnétique décroît
très vite, avec le carré de la distance.
Sur la base de ce rapport, qui recommande en revanche une
grande prudence dans l'utilisation des combinés téléphoniques
proprement dits par les enfants, les personnes à risques,
dans de mauvaises conditions de réception ou au cours
de déplacements (notamment en automobile), le gouvernement
a demandé à l'Agence nationale des fréquences
de réaliser des mesures aux abords de sites considérés
comme sensibles afin de confirmer les valeurs retenues au
niveau européen et qui devrait être bientôt
transcrites en droit national.

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