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La multiplication des implantations d'antennes relais en dehors
de toute réglementation pertinente provoque une multitude
de réactions et de contestations. Chaque mois, plusieurs
milliers d'autorisation de travaux sont demandées par
les opérateurs aux maires. La plupart du temps, celles-ci
sont octroyées sans l'association des populations avoisinantes
et sans études préalables.
La campagne qu'Agir pour l'Environnement vient d'initier
avec une dizaine d'associations connaît un véritable
succès, tant du point de vue médiatique (Libération,
Le Figaro, France Soir, AFP, France Info, France 2 et France
3, la Cinquième, M6, 60 millions de consommateurs,
Ca m'intéresse, Nice matin, La presse de la Manche,
Le Progrès, Le Quotidien du Médecin
) que
du point de vue de la participation des citoyens. En moins
de deux mois de campagne, plusieurs milliers de personnes
ont participé à l'envoie de cartes postales
à destination des opérateurs de téléphonie
mobile ainsi qu'au ministre de l'équipement et du logement
et au ministre délégué à la santé.
A cet égard, l'impact de la campagne commence dès
à présent à porter ces fruits puisque
les opérateurs demandent d'ors et déjà
à nous recevoir pour aborder la question épineuse
des implantations et que le ministère de la santé
vient de rendre public un rapport sur les téléphones
mobiles, leurs stations de base et la santé.
Dans plusieurs régions, la mobilisation citoyenne
est renforcée par les recours et sursis à exécution
visant à empêcher l'implantation de stations
de base menés par certaines associations locales fédérées
au sein de Priartem , partenaire de la campagne. Et ceux-ci
aboutissent dans la plupart des cas à la suspension
des autorisations, voir même à la demande de
destruction de certains antennes relais.
Plusieurs mairies ont aussi pris des dispositions visant
à pallier le manque criant de réglementation,
notamment à Vallauris, Salles ou à Grasse. Ces
arrêtés créent des zones d'exclusion à
proximité des zones potentiellement sensibles, comme
les habitations, les écoles, crèches, hôpitaux
et maisons de retraites. Le dossier de campagne que vous tenez
dans vos mains tente de synthétiser l'ensemble des
actions juridiques en cours et répertorier les réglementations
existantes sur lesquelles il est possible de s'appuyer pour
contester une implantation litigieuse.
Par ailleurs, les partenaires de la campagne ont décidé
d'organiser d'ici à la fin du premier semestre un colloque
autour de trois tables rondes (Aspects juridiques, réglementaires
et politiques, aspects scientifiques et compte rendu des actions
locales). Ce colloque aura pour but de faire émerger
des revendications claires et précises afin de les
transmettre aux députés dans le cadre d'une
future proposition de loi réglementant enfin l'implantation
des antennes relais.
L'arrivée imminente de l'UMTS, nouvelle technologie
de téléphones portables, nécessitera
une démultiplication des installations de téléphonie
mobile utilisant une gamme de fréquence s'approchant
des 2200 MégaHertz. En privilégiant le principe
de précaution pour éviter une crise ultérieure,
il est aujourd'hui indispensable que les pouvoirs publics
se saisissent de cette question.
Un débat public préalable doit désormais
intervenir en amont de toute nouvelle autorisation afin de
déterminer s'il est pertinent d'accroître sans
cesse le nombre ou la puissance des antennes relais juste
pour offrir la possibilité de téléphoner
de lieux clos comme les ascenseurs, parking ou de l'intérieur
de l'habitat.

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