Dossier de la campagne "Insup-PORTABLES, les antennes relais ?!?
UN PREMIER BILAN (05 avril 2001)


La multiplication des implantations d'antennes relais en dehors de toute réglementation pertinente provoque une multitude de réactions et de contestations. Chaque mois, plusieurs milliers d'autorisation de travaux sont demandées par les opérateurs aux maires. La plupart du temps, celles-ci sont octroyées sans l'association des populations avoisinantes et sans études préalables.

La campagne qu'Agir pour l'Environnement vient d'initier avec une dizaine d'associations connaît un véritable succès, tant du point de vue médiatique (Libération, Le Figaro, France Soir, AFP, France Info, France 2 et France 3, la Cinquième, M6, 60 millions de consommateurs, Ca m'intéresse, Nice matin, La presse de la Manche, Le Progrès, Le Quotidien du Médecin…) que du point de vue de la participation des citoyens. En moins de deux mois de campagne, plusieurs milliers de personnes ont participé à l'envoie de cartes postales à destination des opérateurs de téléphonie mobile ainsi qu'au ministre de l'équipement et du logement et au ministre délégué à la santé.

A cet égard, l'impact de la campagne commence dès à présent à porter ces fruits puisque les opérateurs demandent d'ors et déjà à nous recevoir pour aborder la question épineuse des implantations et que le ministère de la santé vient de rendre public un rapport sur les téléphones mobiles, leurs stations de base et la santé.

Dans plusieurs régions, la mobilisation citoyenne est renforcée par les recours et sursis à exécution visant à empêcher l'implantation de stations de base menés par certaines associations locales fédérées au sein de Priartem , partenaire de la campagne. Et ceux-ci aboutissent dans la plupart des cas à la suspension des autorisations, voir même à la demande de destruction de certains antennes relais.

Plusieurs mairies ont aussi pris des dispositions visant à pallier le manque criant de réglementation, notamment à Vallauris, Salles ou à Grasse. Ces arrêtés créent des zones d'exclusion à proximité des zones potentiellement sensibles, comme les habitations, les écoles, crèches, hôpitaux et maisons de retraites. Le dossier de campagne que vous tenez dans vos mains tente de synthétiser l'ensemble des actions juridiques en cours et répertorier les réglementations existantes sur lesquelles il est possible de s'appuyer pour contester une implantation litigieuse.

Par ailleurs, les partenaires de la campagne ont décidé d'organiser d'ici à la fin du premier semestre un colloque autour de trois tables rondes (Aspects juridiques, réglementaires et politiques, aspects scientifiques et compte rendu des actions locales). Ce colloque aura pour but de faire émerger des revendications claires et précises afin de les transmettre aux députés dans le cadre d'une future proposition de loi réglementant enfin l'implantation des antennes relais.

L'arrivée imminente de l'UMTS, nouvelle technologie de téléphones portables, nécessitera une démultiplication des installations de téléphonie mobile utilisant une gamme de fréquence s'approchant des 2200 MégaHertz. En privilégiant le principe de précaution pour éviter une crise ultérieure, il est aujourd'hui indispensable que les pouvoirs publics se saisissent de cette question.

Un débat public préalable doit désormais intervenir en amont de toute nouvelle autorisation afin de déterminer s'il est pertinent d'accroître sans cesse le nombre ou la puissance des antennes relais juste pour offrir la possibilité de téléphoner de lieux clos comme les ascenseurs, parking ou de l'intérieur de l'habitat.

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