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Paris, le 5 novembre 2002
M. S. KERCKHOVE
Agir pour l'Environnement
97 rue Pelleport
75020 Paris
Cher Monsieur,
J'ai bien reçu votre courrier ainsi que l'exemplaire
de la revue " Agir pour l'Environnement " que vous
publiez et que vous avez bien voulu m'adresser, et je vous
en remercie.
Sachez que je partage les inquiétudes que vous exprimer
au sujet des risques sanitaires potentiels liés à
l'implantation d'antennes relais de téléphonie
mobile, à proximité de certaines zones.
Les divers rapports et enquêtes n'ont pas donné
de réponses claires quant aux risques pour la santé,
permettant de prendre l'ensemble des mesures de précaution
qui s'imposent.
C'est la raison pour laquelle, j'interroge ce jour Madame
Roselyne BACHELOT-NARQUIN, Ministre de l'Ecologie et du Développement
durable à ce sujet. Vous voudrez bien trouver ci-joint
copie de cette question écrite.
Soyez sûr que je ne manquerai pas de vous faire part
de la réponse qui me sera faite.
Dans cette attente, je vous prie de croire, Cher Monsieur,
en l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Denis MERVILLE
Question écrite de Monsieur Denis MERVILLE à
Madame le Ministre de l'Ecologie et du Développement
Durable
Monsieur Denis MERVILLE appelle l'attention de Madame le
Ministre de l'Ecologie et du Développement Durable
sur les risques liés à l'implantation des antennes
relais de téléphonie mobile.
La multiplication des antennes relais à proximité
de zones d'habitation n'est pas sans poser de risques sanitaires
potentiels, en raison de l'émission massive d'ondes
électromagnétiques.
Le Décret adopté le 3 mai 2002, transposant
une recommandation européenne, fixe des seuils d'exposition
très élevés afin de créer des
zones d'exclusion à proximité des stations de
base d'environ trois mètres.
Des rapports ont fait état de la nécessité
d'adopter certains zones de sécurité à
proximité des espaces sensibles, comme les écoles,
les crèches, les maisons de retraite ou les hôpitaux.
La généralisation d'une technologie comme celle
de la téléphonie mobile cellulaire, ne peut
se faire en dehors de certitudes scientifiques. Or, aucune
réponse précise n'a été apportée.
Ce vide scientifique et juridique laisse les élus
locaux ainsi que nos concitoyens dans une situation floue,
source d'inquiétudes fortes.
Aussi, il souhaite donc connaître les intentions du
Gouvernement dans ce domaine, notamment quant à la
saisine de l'Office parlementaire d'Evaluation des Choix Scientifiques
et Tecnologiques.

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