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Agir pour l'Environnement
97 rue Pelleport
75020 Paris
Lille, le 18/11/2002
Madame la Déléguée Générale,
Monsieur le Coordinateur,
J'ai bien pris connaissance de votre courrier en date du
15 octobre, au sujet des lieux d'implantation des antennes
relais de téléphonie mobile.
L'élaboration du décret du 3 mai 2002 auquel
vous faites allusion, s'est appuyé sur la recommandation
européenne du 12 juillet 1999, elle-même inspirée
des travaux scientifiques de la Commission Internationale
de Protection contre les rayonnements ionisants (rattachée
à l'Organisation Mondiale de la Santé). Par
ailleurs, le décret fait également suite au
rapport d'experts réunis à l'initiative de la
Direction Générale de la Santé. Il en
résulte que les expositions prises en compte ne se
limitent pas uniquement au seul domaine du téléphone
mobile d'une part, et que les valeurs limitées fixées
par ce décret sont plus contraignantes que bon nombre
de pays (USA, Canada
) d'autre part.
Pour ce qui concerne le suivi des seuils admis, la commission
citée plus haut, s'est engagée à réévaluer
ces recommandations de manière régulière,
ainsi, les valeurs fixées par décret du 3 mai
seront révisées au vu des connaissances nouvelles.
Enfin, l'Agence Française de Sécurité
Sanitaire Environnementale a été chargée
de mission d'expertise en ce domaine.
Pour ma part, je serai vigilant quant aux conclusions des
études réalisées en ce domaine par l'Office
parlementaire des Choix Scientifiques et Technologiques (déjà
saisi de cette évaluation), comme à celle du
Centre International de Recherche sur le Cancer.
Vous faites également état du " climat
conflictuel " généré par la faible
concertation locale, il appartient cependant aux autorités
locales de formuler leur acceptation ou leur refus d'implantation
en fonction des règles d'urbanisme, qui permettent
aux cas particuliers le sursis à statuer quant les
informations ne sont pas complètes.
Croyez bien que je reste attentif aux éventuelles
évolutions de notre législation à ce
sujet, soucieux que je suis des problèmes de santé
publique et des risques sanitaires. Soyez assurés,
Madame, Monsieur, de ma considération la meilleure.
Christian DECOCQ

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