Mail-hebdo d'Agir pour l'Environnement [n°65]


SOMMAIRE
- Recevoir le Mail-hebdo d'Agir pour l'Environnement
- Cinquième Conférence ministérielle de l'OMC - Cancun, 10 au 14 septembre 2003 : Positions des associations françaises de solidarité internationale et de protection de l'environnement
- Transrural Express n°242/243 - 26 août 2003 : Fin annoncée du moratoire sur les OGM ?
- AFP - 29 août 2003 : Greenpeace dénonce le classement "Secret défense" des transports nucléaires
- Enjeux-Energie n°17 - 27 août 2003 : Energies vertes, l'Allemagne toujours chef de file
- Manifestation samedi 13 septembre - Pyrénées basques : Non au Couloir à camions !
- Colloque "La décroissance soutenable" : 26 et 27 septembre 2003 - Hôtel de ville de Lyon

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- Recevoir le Mail-hebdo d'Agir pour l'Environnement
Chaque semaine, Agir pour l'Environnement vous fera parvenir une synthèse de
l'actualité liée aux campagnes de mobilisation en cours (Téléphonie mobile,
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- Cinquième Conférence ministérielle de l'OMC - Cancun, 10 au 14 septembre
2003 : Positions des associations françaises de solidarité internationale et
de protection de l'environnement

C'est peu dire que les associations françaises de solidarité internationale
et de protection de l'environnement sont mal à l'aise face au processus de
négociation qui se déroule dans le cadre de l'OMC. La prééminence des
mécanismes de marché et du libre-échange de biens, de services et de
capitaux sur toute autre préoccupation, qui est l'essence de l'OMC, est
portée par chacun des accords qui s'y réfèrent. Et pour éviter toute
hésitation ou retour en arrière, s'imposent à la fois une absence d'
évaluation des impacts des étapes antérieures de libéralisation et un
incroyable principe d'irréversibilité ! L'agenda de Doha n'est pas celui du
développement, et encore moins du développement durable.

Les Associations françaises ont d'autant plus de doutes des bienfaits du
tout commercial, qu'elles côtoient chaque jour aux quatre coins du monde des
familles, des communautés et des peuples entraînés dans des spirales de la
pauvreté, qu'elles travaillent dans des territoires en voie de
marginalisation et qu'elles observent la dramatique dégradation des
ressources naturelles. Il nous est difficile de ne pas lier ces situations
concrètes aux évolutions des règles du jeu qui se négocient au niveau
international. La moindre des choses serait de reconnaître que tout le monde
n'est pas gagnant à ce jeu du libre-échange généralisé !

Nous demandons :
- La reconnaissance de la prééminence des droits universels et des principes
de durabilité sur le commerce.
- La réalisation d'évaluations indépendantes et participatives des impacts
sociaux et environnementaux des différents accords. En effet, nous voulons
savoir : qui gagne et qui perd dans ces processus de libéralisation ? Où et
dans quelles conditions ces processus peuvent à la fois développer le
commerce international et produire de la richesse, du progrès social et de
la préservation environnementale ?
- La reconnaissance d'un devoir de responsabilité sociale et
environnementale des acteurs économiques et, en cas de manquement manifeste,
la possibilité de sanctionner les acteurs défaillants.
- La délimitation du champ dans lequel doivent se dérouler des négociations
commerciales soucieuses aussi bien de la création de richesse, que du
progrès social, que de la qualité environnementale.

Nous demandons que la finalité des accords soit bien le développement
durable des différentes régions et pays du monde et non la libéralisation du
commerce, qui ne peut être qu'un moyen parmi d'autres pour atteindre cette
finalité.


Les associations françaises de solidarité internationale et de protection de
l'environnement, tirant les leçons de leurs engagements au service de leurs
partenaires dans les réalités locales les plus diverses, formulent les
propositions suivantes sur les sujets qui seront à l'ordre du jour de la
5ème conférence ministérielle de l'OMC à Cancun :


1. Rendre le fonctionnement de l'OMC plus transparent et plus démocratique

Malgré quelques tentatives d'ouverture, l'OMC reste une organisation peu
transparente et dépourvue de contrôle démocratique. L'OMC demeure une
organisation à deux vitesses où une minorité d'Etats Membres dicte leurs
lois tandis qu'une majorité de pays, dotés d'une expertise et de moyens
insuffisants, ont le plus grand mal à participer aux négociations et à
affronter la complexité des dossiers négociés et donc à défendre leurs
intérêts.

Nous demandons :
- L'égalité de tous les pays dans les négociations et prises de décision à
l'OMC.
- L'adaptation du fonctionnement de l'Organe de règlement des différends
(ORD) à la situation des pays en développement
L'accès à l'ORD de l'OMC pour les pays en développement doit être facilité
par la fourniture d'une assistance juridique. Il convient aussi de revoir le
mécanisme de sanction en facilitant son usage pour les pays en
développement, ces derniers rencontrant d'énormes difficultés à s'imposer à
plus forts qu'eux et obtenir réparations.
- L'instauration d'une plus grande transparence de l'OMC
Au niveau national et européen, les parlementaires doivent être associés à
la définition des positions des négociations commerciales.
Il est également nécessaire d'améliorer le dialogue avec les ONG. Celles-ci
devraient pouvoir transmettre des propositions écrites ou orales et avoir la
possibilité de participer aux réunions de l'OMC.

2. Promouvoir la souveraineté alimentaire

L'alimentation concerne tout le monde, particulièrement les 800 millions de
personnes qui souffrent de la faim. La moitié de la population mondiale est
engagée dans une activité agricole. Or la concurrence entre les agricultures
du Nord et celles du Sud est biaisée en raison d'un écart considérable de
compétitivité, écart encore aggravé par des subventions massives accordées
par la plupart des pays du Nord à certains de leurs agriculteurs. De plus,
la libéralisation favorise l'adoption de modèles productivistes et de
pratiques polluantes qui menacent l'environnement et, à terme, la sécurité
alimentaire.

Nous demandons :
- L'application du droit à l'alimentation en tant que droit fondamental
Ce droit, déjà inscrit dans le Pacte international des Nations Unies relatif
aux droits économiques, sociaux et culturels, confère aux Etats concernés et
à la communauté internationale tout entière une responsabilité partagée
vis-à-vis de la sécurité alimentaire des populations. Les mesures adoptées
dans le cadre de l'OMC doivent être systématiquement analysées en prenant en
considération le nécessaire respect de ce droit.
- Une reconnaissance du principe de souveraineté alimentaire
Nous soutenons le droit des gouvernements à faire usage d'une « souveraineté
alimentaire », synonyme d'un droit à conserver et à développer leurs
agricultures nationales ou, s'ils sont engagés dans des unions régionales,
leurs agricultures régionales. Nous demandons que s'applique pleinement un
traitement spécial et différencié » pour les pays en développement, et plus
particulièrement les pays les moins avancés qui doivent pouvoir mettre en
ouvre des politiques nationales et/ou régionales leur permettant de protéger
leurs producteurs et leurs consommateurs pauvres.
- La fin du dumping et le droit à la protection
- Il faut d'urgence mettre fin au dumping sous toutes ses formes, qu'il s'
agisse de vente des produits en dessous de leur coût de production, de
soutien aux exportations et d'utilisation de l'aide alimentaire hors
situations d'urgence, et de respecter le droit à la protection des
agricultures du Sud. D'autre part, les pays développés doivent favoriser l'
accès des produits agricoles du Sud à leurs marchés dans une démarche de
solidarité internationale, c'est-à-dire sur la base de prix rémunérateurs
pour toutes les parties et dans le respect de l'intérêt réel de la petite
paysannerie des pays en développement. En outre l'ouverture des marchés des
pays développés doit être abordée au regard de leur droit à la souveraineté
alimentaire pour les produits tempérés faisant l'objet d'échanges
internationaux (sucre, oléagineux, céréales, viandes, produits laitiers,
etc..). Les pays développés doivent aussi arrêter de surtaxer les produits
transformés importés, afin que les pays du Sud puissent conserver une plus
grande part de la valeur ajoutée, via le développement des entreprises de
transformation.
- La mise en place d'instruments permettant de contrecarrer l'instabilité
des marchés agricoles internationaux
Depuis plusieurs décennies, les prix agricoles se caractérisent par une
instabilité et une tendance prolongée à la baisse. Aujourd'hui, les prix
agricoles pratiqués sur le « marché mondial » n'ont plus aucune
signification économique. Ils précipitent les paysanneries dans une
paupérisation dramatique et les obligent à adopter des pratiques prédatrices
pour l'environnement. Au-delà d'un retour à des pratiques loyales, les
négociateurs doivent concevoir et négocier des mécanismes de régulation du
marché permettant de maintenir les prix agricoles à un niveau suffisamment
rémunérateur.
A titre d'exemple, les associations françaises suivront avec attention les
débats engagés autour de la filière coton, production largement
subventionnée par les pays producteurs du Nord, et ceux qui concernent la
filière café, qui est l'objet d'expériences importantes de commerce
équitable. Elles s'efforceront de promouvoir ces expériences et d'extrapoler
les leçons que l'on peut en tirer pour rendre le commerce mondial plus
équitable.

3. Défendre des droits de propriété intellectuelle plus équitables

L'Accord de l'OMC sur le droit de propriété intellectuelle lié au commerce
(ADPIC) offre aux firmes multinationales un système de protection qui se
construit le plus souvent, lorsqu'il touche à des biens essentiels, aux
dépens des droits et du bien être de la vaste majorité de la communauté
internationale. Avec les menaces qui pèsent sur l'accès aux médicaments et
sur l'accès aux ressources génétiques, ce sont la santé et l'alimentation d'
une grande part de l'humanité qui sont remises en cause. C'est aussi la
confiscation de la biodiversité, la spoliation des agriculteurs, la main
mise par quelques groupes internationaux sur les semences et les intrants
agricoles. C'est enfin la diffusion sans « précaution » des OGM.

Nous demandons :
- La mise en ouvre effective de la déclaration de Doha sur l'accès aux
médicaments (accord ADPIC)
La déclaration de Doha reconnaît le droit des membres de l'OMC de protéger
la santé publique de leurs citoyens et, en particulier, de promouvoir
l'accès de tous aux médicaments. Pour ce faire, chaque membre a le droit
d'accorder des « licences obligatoires » si la situation sanitaire nationale
l'exige. Pourtant, cette avancée décisive reste sans portée pratique pour
l'immense majorité des pays qui n'ont pas de capacité de production
pharmaceutique. Il convient donc, pour ces pays, que soit établie une
formule qui leur permette d'importer des médicaments à des prix accessibles.
Pour ce faire, nous proposons plus précisément :
- une interprétation de l'Article 30 de l'ADPIC (sur les exceptions aux
droits exclusifs conférés par un brevet) qui permette aux pays du Sud
producteurs de génériques d'exporter leurs produits et aux pays non
producteurs de les importer
- l'application du principe de non-discrimination entre les pays : les
modalités d'exportation/importation de génériques, qui concernent
principalement les pays faiblement industrialisés, ne doivent pas être plus
restrictives que les modalités de fabrication de génériques, qui concernent
les pays industrialisés
- Un appui aux législations qui refusent la brevetabilité du vivant :
Le patrimoine vivant doit être exclu de toute forme d'appropriation et le
libre accès aux ressources doit être maintenu. Les dispositions de l'ADPIC
concernant les systèmes sui generis donnent une marge de manouvre aux pays
en développement, via la formulation de propositions alternatives, mais des
appuis et des moyens financiers sont nécessaires pour la définition et la
mise en ouvre de tels systèmes. Ces démarches supposent le réexamen
substantiel de l'article 27.3 b) de l'accord ADPIC afin de :
- interdire la brevetabilité du vivant (génomes humain et végétal)
- obliger la mention de l'origine des ressources génétiques utilisées et des
savoirs traditionnels sollicités dans une innovation
- reconnaître le droit des agriculteurs à conserver, produire, échanger et
vendre librement leurs semences et les variétés qu'ils cultivent.

4. Préserver les services répondant à des droits fondamentaux

L'Accord général sur le commerce des services (AGCS) définit un cadre
incitant les pays à négocier l'ouverture des marchés pour l'ensemble des
services, y compris pour les services comme la santé, l'éducation, l'eau ou
la culture, qui doivent en priorité répondre à l'intérêt public et non
servir des intérêts marchands. L'AGCS contient des dispositions qui limitent
la possibilité des gouvernements à édicter des règles nationales et à
choisir leur propre politique de développement, et cela de manière quasiment
irréversible. Les pays du Sud ont peu de bénéfices à retirer de cet accord,
voire en pâtiront d'autant qu'ils sont soumis à de nombreuses pressions pour
ouvrir à la concurrence des secteurs vitaux pour leurs populations et
stratégiques pour les entreprises multinationales.

Nous demandons :
- Un moratoire sur la mise en ouvre de l'Accord tant qu'une évaluation
indépendante et pluraliste des impacts des étapes antérieures de la
libéralisation des services n'aura pas été réalisée
Les négociations doivent être interrompues tant qu'une véritable évaluation
respectant les principes que nous avons énoncés plus haut, n'a pas été
menée. Seuls les résultats de cette évaluation permettront de décider de la
pertinence des modalités d'application de l'AGCS, des conditions et du champ
de la libéralisation des services et de la poursuite ou non des offres et
demandes d'ouverture commerciale, en faveur d'un développement durable.
- L'exclusion de la négociation des services répondant à des droits
fondamentaux
Au-delà de l'exclusion de l'AGCS des services fournis gratuitement et sans
concurrence « dans l'exercice du pouvoir gouvernemental », comme prévu à l'
article 13 c), les services jouant un rôle primordial dans la société
telles que, par exemple, l'éducation, la santé ou la culture ne doivent pas
faire l'objet de négociations commerciales, et être exclus du champ de l'
accord.
- Des négociations transparentes sur les services
Les demandes et les offres initiales de libéralisation doivent être publiées
et disponibles, contrairement à la pratique actuelle.

5. Refuser la subordination de l'environnement au commerce

Le mandat de Doha a confirmé que peu d'Etats étaient prêts à s'engager sur
la voie d'une conciliation entre les objectifs de libéralisation des
échanges et ceux de protection de l'environnement :
- Aucune disposition n'est prévue pour arbitrer en cas de conflits entre les
logiques différentes portées par les accords multilatéraux sur l'
environnement (AME) et les accords multilatéraux sur le commerce. Un flou
juridique persiste sur la façon dont pourraient être réglés des différends
impliquant des membres de l'OMC parties et non parties à un AME. L'entrée en
vigueur du Protocole « Biosécurité » qui n'a pas été ratifié par les
principaux pays exportateurs d'OGM constituera un test sur la façon l'OMC
entend régler ce vide juridique.
- De plus, les instances de ces deux familles d'accords internationaux sont
appelés à s'informer mutuellement, pourtant aucun mécanisme véritablement
opérationnel permettant un tel échange n'existe à ce jour
- Le principe de précaution a été évacué des débats, alors qu'il est au cour
des AME.
- La libéralisation des biens et services environnementaux se fait dans la
continuité des autres services avec comme principal objectif la protection
des intérêts des firmes des pays industrialisés sans tenir compte de l'
environnement et des besoins des populations du Sud, plus vulnérables.

Nous demandons :
- Une affirmation du principe de non domination du droit commercial sur le
droit environnemental, la traduction de ce principe en modalités concrètes d
'arbitrage et, le cas échéant, le renvoi devant les instances compétentes
des AME des conflits commerciaux mettant en cause une de leurs dispositions
- L'octroi d'un statut d'observateur permanent pour le PNUE et pour les
Secrétariats des AME dans les différents comités de l'OMC et l'intégration d
'experts disposant de compétences techniques environnementales au sein des
panels
- Le lancement d'un programme d'appui technique et financier à destination
des pays du Sud leur permettant de participer pleinement à l'élaboration et
la mise en ouvre de normes environnementales et sanitaires ainsi qu'au
développement de filières d'éco-labels


6. Exclure toute nouvelle question du champ de l'OMC

Un certain nombre de gouvernements de pays du Nord font pression pour lancer
dans la négociation quatre nouveaux sujets, dits « sujets de Singapour »,
concernant l'investissement, la politique de la concurrence, la transparence
des marchés publics et la facilitation du commerce. Ces questions, mises de
côté lors de la conférence ministérielle de l'OMC de Singapour en 1996 du
fait de l'opposition catégorique de nombreux gouvernements, sont réapparus
dans la déclaration ministérielle de Doha. Aujourd'hui alors que le
programme de mise en ouvre des accords de l'OMC est surchargé et que ses
membres peinent à trouver des issues favorables aux nombreux dossiers
soutenus par les pays du Sud, l'ouverture de négociations sur ces sujets
suscite une profonde inquiétude.
Plutôt que donner carte blanche aux investisseurs et restreindre la capacité
des gouvernements à engager des mesures politiques favorables au
développement, nous pensons préférable de poursuivre la réflexion sur le
devoir de responsabilité sociale et environnementale des entreprises
multinationales. Parallèlement, nous pensons également qu'il conviendrait de
soutenir les pays qui s'efforcent de définir des politiques d'
accompagnement, voire d'encadrement, des investissements directs étrangers
de manière à en faire de véritables leviers de développement en terme d'
emploi, de progrès social, de rémunération, de formation, de transfert de
technologies ou de réinvestissement local.

Nous demandons :
- L'exclusion de la négociation des nouveaux sujets dits « de Singapour ».

Organisations signataires : Coordination SUD, Solagral, Agir ici, Greenpeace
France, CCFD, Initiative de Développement Stratégique, Artisans du Monde,
Act up, Max Havelaar France, 4D,
Agir pour l'environnement, CRID, Les Amis de la Terre, FRAPNA, AITEC, Oxfam,
CEIPAL

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- Transrural Express n°242/243 - 26 août 2003 : Fin annoncée du moratoire
sur les OGM ?
www.ruralinfos.org :

Le vote en juillet du parlement européen régissant la traçabilité et
l'étiquetage des OGM ouvre la porte à la levée du moratoire.

Les députés européens ont adopté le 2 juillet les règlements sur la
traçabilité et l'étiquetage des Organismes génétiquement modifiés. En
renonçant à la plupart de leurs amendements, ils ont reconnu pour
l'étiquetage " sans OGM " les seuils de présence fortuite d'OGM de 0,9% et
de 0,5 % dans le cas des OGM non autorisés par la Communauté. Pour les
partisans de la levée du moratoire, cette réglementation permet d'encadrer
les biotechnologies : c'est le consommateur qui va choisir s'il veut acheter
des produits OGM ou non. Une position également plus défendable face aux
plaintes des Etats-Unis et autres exportateurs d'OGM. Outre les rapports de
force internationaux, la coexistence des filières OGM et non OGM n'est
pourtant pas réglée. En effet, la législation laisse la possibilité à chaque
État-membre de prendre les mesures adéquates pour limiter les contaminations
inter-cultures. Le ministère de l'Écologie français propose, par exemple,
que l'on s'inspire des systèmes de protection des semences destinées à la
reproduction. Plusieurs organisations syndicales ou associatives estiment
ces avancées réglementaires beaucoup trop insuffisantes pour justifier la
levée de moratoire. Pour les producteurs biologiques, il s'agit maintenant
de sauver les filières sans OGM. Ils réclament la séparation hermétique des
filières et la responsabilité financière des filières OGM en cas de
contamination. Les industriels des semences et de la protection des plantes,
impatients de nouveaux agréments, demandent au contraire à la Commission un
seuil de tolérance de contamination d'OGM. Ils rétorquent aux bio que leur
cahier des charges accepte déjà un compromis de 5 % de produits
non-biologiques. D'un point de vue scientifique, la séparation des filières
est impossible à l'échelle de 15-20 ans. Le Directeur du laboratoire CNRS "
Ecologie, systématique et évolution " est contre la levée du moratoire mais
aussi pour un moratoire qui ait du sens. Selon lui, aucun moyen n'a été
dégagé pour la recherche et les procédures d'agréments des OGM sur les
aspects de pollutions transgéniques et d'impacts écologiques.

Thierry Gallerand, Transrural Initiatives, n°242-243, 26 août 2003.

www.ruralinfos.org ~ Adir - 2, rue Paul Escudier 75009 Paris
tél : 01 48 74 52 88 - fax : 01 42 80 49 27 - e-mail :
contact@ruralinfos.org

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- AFP - 29 août 2003 : Greenpeace dénonce le classement "Secret défense" des
transports nucléaires

29/08 17:34 L'organisation écologiste Greenpeace a dénoncé vendredi le
classement "Secret défense" des informations sur le transport de matières
nucléaires qui constitue, selon elle, "une atteinte scandaleuse à la liberté
d'expression".

Selon un arrêté paru au Journal Officiel du 9 août, les informations sur le
transport de matières nucléaires et les exercices de crise concernant la
protection de ces matières, "présentent un caractère de secret de la défense
nationale" et font donc l'objet d'une diffusion restreinte.

"Ce texte est une atteinte scandaleuse à la liberté d'expression", a déclaré
dans un communiqué le responsable de la campagne nucléaire à
Greenpeace-France, Yannick Rousselet.

"En publiant cet arrêté, le gouvernement français rend impossible toute
communication de la part des exploitants, qui n'en demandaient pas tant,
mais aussi, et surtout, interdit à la presse ou aux associations de
communiquer simplement, même sur l'activité d'une centrale nucléaire ou un
transport de combustibles irradiés", a ajouté le porte-parole.

"Cet arrêté (...) est la preuve du danger considérable du plutonium", a
estimé l'organisation, rappelant que ses militant ont pu "avec une facilité
déconcertante" bloquer symboliquement, le 19 février, un camion transportant
150 kg de poudre de plutonium, à Chalon-sur-Saône.

"La réponse des autorités françaises n'apporte aucune solution au grave
problème de la sécurité des transports de plutonium à travers la France. La
seule méthode est l'arrêt définitif de ceux-ci", selon Greenpeace.
Les organisations écologistes dénoncent régulièrement le "tourisme
nucléaire" et le transport de matières dangereuses entre les centrales
nucléaires, les installations de retraitement et les usines de fabrication
de combustibles MOX (mélange d'oxydes d'uranium et de plutonium).

La Compagnie générale des matières nucléaires (COGEMA), cible principale de
ces actions des anti-nucléaires, avait décidé de jouer la transparence en
publiant des informations sur les arrivées et départs de convois de déchets
ou combustibles radioactifs dans son usine de retraitement de La Hague
(Manche).

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- Enjeux-Energie n°17 - 27 août 2003 : Energies vertes, l'Allemagne toujours
chef de file
http://www.centrehelios.org

L'Allemagne occupe aujourd'hui une place de choix dans le monde de l'énergie
alternative. En effet, le pays, qui en 1990 n'avait virtuellement aucune
industrie d'énergie renouvelable, génère maintenant 4,5 % de son électricité
grâce à l'énergie éolienne et est en bonne voie d'atteindre les objectifs
gouvernementaux de 25 % d'énergie verte d'ici 2025.

L'Allemagne, qui ne possède qu'une fraction des ressources éolienne et
solaire des É-U, a actuellementune capacité éolienne trois fois plus
importante que ces derniers et est également l'un des leaders mondiaux dans
le domaine de l'énergie solaire.

Cette réussite est due à une combinaison de politiques ambitieuses et
consistantes à long terme, dont la mise en place à été poussée par la prise
de conscience croissante du public envers les changements climatiques et les
risques associés au nucléaire ainsi que par la nécessité de diminuer la
dépendance au pétrole.

Ces politiques portent essentiellement sur la diminution des barrières et
sur la création de marchés garantis de l'énergie renouvelable. La plus
significative d'entre elles est la loi de 1991 sur l'accès au réseau de
transport d'électricité. Selon cette loi, les producteurs d'énergie
renouvelable sont payés au-dessus du prix du marché pour toute l'énergie qu'
ils fournissent au système. Le surcoût est partagé entre tous les
consommateurs.

L'augmentation des investissements a également permis de grandes
améliorations de la technologie et a produit des économies d'échelle
entraînant une baisse drastique des coûts. Entre 1990 et 2000, le coût moyen
de construction des turbines éoliennes a chuté de 43 % et entre 1992 et
2001, la capacité de production solaire a expérimenté un taux de croissance
annuel moyen de 49 %. Les énergies renouvelables génèrent maintenant 8 % de
l'électricité du pays et l'Allemagne possède quasiment 40 % de la puissance
éolienne mondiale, démontrant ainsi qu'il est possible que l'énergie verte
réponde aux besoins des sociétés industrialisées et que la transition vers
un futur où l'énergie serait plus durable peut survenir rapidement avec une
bonne volonté politique et des politiques adaptées.

> Pour en savoir plus
http://www.berkeleydaily.org/text/article.cfm?issue=08-19-03&storyID=17203 -
[article]

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- Manifestation samedi 13 septembre - Pyrénées basques : Non au Couloir à
camions !

Contre la 2x2voies à caractère international par les Pyrénées basques.
Manifestation à Saint-Jean-Pied-de-Port le Samedi 13 Septembre.
Rassemblement à 15h30. Départ à 16h.
Après la manif, kantaldi ( concert) avec 9 chanteurs basques, puis danses.
Buvette, talo (galettes de farine de maïs).
Organisé par l'association LEIA, avec à ce jour le soutien de 50
associations et de 35 communes qui ont signé la motion présentée par cette
association.
Les Verts seront très présents. Parmi eux : Pierre Hurmic, Jean-Pierre
Dufour et Jean Lissar, Conseillers régionaux d'Aquitaine, Noël Mamère, maire
de Bègles et député de Gironde ainsi qu'Alain Lipietz, député européen.

Tous renseignements sur le site des Verts du Pays Basque :
http://verts.paysbasque.free.fr

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- Colloque "La décroissance soutenable" : 26 et 27 septembre 2003 - Hôtel de
ville de Lyon
www.decroissance.org
Bioéconomie, écologie et simplicité volontaire. L'héritage de Nicholas
Georgescu-Roegen (1906-1994)
Sous l'égide de l'Institut d'études économiques et sociales pour la
décroissance soutenable,
co-organisé par les revues L'Ecologiste, Silence, Casseurs de pub, les
associations La ligne d'horizon, l'Institut pour la relocalisation de
l'économie, Nature et Progrès et par Jacques Grinevald (IUED),
universitaire, disciple et ami de Nicholas Georgescu-Roegen.

Georgescu-Roegen est le père de la théorie bioéconomique. Mathématicien et
économiste roumano-américain, il est l'auteur d'ouvrages révolutionnaires
dont The Entropy law and the Economic Process (Harvard University Press,
1971). Il réintégra la science économique dans la pensée scientifique
contemporaine de la révolution industrielle et de la découverte de
l'évolution biologique. Ce faisant, il réconcilie économie et écologie. Ses
théories bouleversantes possèdent d'immenses implications pratiques qui
dépassent l'économie politique. Il mit en évidence l'impossibilité de
résoudre les problèmes environnementaux par le seul progrès scientifique et
technologique.

Aujourd'hui, et alors que nous touchons chaque jour un peu plus aux limites
physiques et écologiques de la Biosphère, la promotion et la vulgarisation
de la théorie bioéconomique est d'une impérieuse nécessité.

En février 2002, la revue Silence sortait un numéro spécial intitulé "La
décroissance", inspiré des travaux de Nicholas Georgescu-Roegen. Le
21/02/2002, Le Monde publia un article de Hervé Kempf intitulé "Sauver le
monde par la décroissance soutenable !". D'autres articles relatifs à ce
numéro de Silence suivirent dans la presse nationale. Alternatives
Economiques, Politis, Le Canard enchaîné, Charlie Hebdo montrèrent le
renouveau d'intérêt pour la théorie bioéconomique que l'establishment
universitaire des professeurs d'économie semble ignorer alors que le nom de
Georgescu-Roegen est aussi prestigieux que celui de ses collègues "Prix
Nobel".

En mars 2002, le colloque "Défaire le développement, refaire le monde",
organisé au Palais de l'Unesco à Paris par La ligne d'horizon a connu un
très grand succès. Il permit de remettre sur la devant de scène les
idées-forces de la pensée écologiste. Un numéro spécial de la revue
L'Ecologiste fut publié à cette occasion. Le colloque "La décroissance
soutenable" s'inscrit dans cette continuité, dans l'actualité d'une
réflexion économique, écologiste et humaniste. Il aura pour but, notamment,
de sensibiliser les étudiants en économie, en droit, en science politique et
aux sciences connexes, à la théorie bioéconomique. Animé par des
intervenants italiens, suisses et français reconnus internationalement dans
leurs domaines, ces deux jours seront un moment fort et exceptionnel, car
cette réflexion fondamentale concerne chacun de nous si nous voulons
survivre, tous ensemble, dans les limites de cette planète actuellement en
pleine transformation.

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Programme
Vendredi 26 septembre 2003
Matinée :
9 H 30 : accueil
9 H 50 - 10 H 15 : Ouverture du colloque par Bruno CLEMENTIN et accueil par
Ruth STEGASSY.

Introduction
Nicholas Georgescu-Roegen et Le bout de la planète.
10 H 20 - 12 H 30
- "L'héritage de Georgescu-Roegen", par Jacques GRINEVALD.
- "2010, déclin programmé de la production des hydrocarbures : le mythe du
progrès technique et l'impasse industrielle", par Alain GRAS.
- "Effet de serre, la fin de la capacité de la planète à absorber nos
pollutions", par Hélène GASSIN.

Pause midi et table de presse - 12 H 30 - 14 H 00

Après-midi :

Idéologie dominante.
14 H 00 - 16 H 30
- "Technologie de puissance", par Alain GRAS.
- "La pub vecteur d'idéologie", par François BRUNE.
- "La peur de manquer", par Paul ARIES.

Pause et table de presse - 16 H 30 - 16 H 50

Une croissance impossible.
16 H 50 - 19 H 00
- "Histoire de la critique de la croissance", - de Thierry JACCAUD.
- "Impasses de la "croissance zéro" ou de "l'état stable"", par Sylvie
FERRARI.
- "Croissance et "Effet Rebond" "Mieux vaut débondir que rebondir"", par
François SCHNEIDER.


Samedi 27 septembre 2003
Matinée :
10 H 00 - 12 H 30
Bioéconomie.
- "La théorie bioéconomique", par Paolo CACCIARI (Italie),
- "La théorie bioéconomique", par par Jacques GRINEVALD (Suisse),
- "A la conquête des biens relationnels", - de Mauro BONAIUTI(Italie).

Pause midi et table de presse - 12 H 30 - 14 H 00

Après-midi :
La décroissance.
14 H 00 - 16 H 30
- "La décroissance, condition et non pas obstacle, à une société
conviviale", par Serge LATOUCHE.
- "La décroissance soutenable passe par la relocalisation de l'économie",
par Agnès BERTRAND.
- "Décroissance et agriculture", Arlette HARROUCH.

Pause et table de presse - 16 H 10 - 16 H 30

Simplicité volontaire et décroissance
16 H 30 - 18 H 00
- "La simplicité volontaire", par Marie-Andrée BREMONT,
- "La décroissance soutenable appliquée pour une sobriété heureuse", par
Pierre RABHI.
- «Vivre simplement dans la ville», par Michel BERNARD.

Pause et table de presse - 18 H 00 - 18 H 30

Conclusion (sans nouveau débat) et "Appel pour la décroissance".

18 H 30 - 20 H 00
- " Appel pour la décroissance " par Jacques GRINEVALD, Serge LATOUCHE,
Pierre RABHI. . .

Buffet de production locale

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