Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement [n°239]
www.agirpourlenvironnement.org


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SOMMAIRE
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Edito de la Lettre d'Agir pour l'Environnement - Municipales : Agir avant d’élire !
Lettre d'information du MDRGF : Troisième édition de la semaine sans pesticides du 20 au 30 mars 2008
ARTE - Le monde selon Monsanto : Diffusion le mardi 11 mars à 21h00
AFP - 21 février 2008 : Les avions commerciaux émettent autant de CO2 que toute l'Afrique (ONU)
www.journaldelenvironnement.net - 03 mars 08 : Vers la suppression des ampoules à incandescence dans l’UE par Victor Roux-Goeken
Le Monde - 29 février 2008 : Bilan préoccupant pour les espèces protégées en France
Libération - 29 février 08 : Manifestation électrique samedi contre la ligne THT France-Espagne par Eliane Patriarca

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Chaque semaine, Agir pour l'Environnement vous fera parvenir une synthèse de l'actualité liée aux campagnes de mobilisation en cours (Téléphonie mobile, énergies renouvelables, 4x4, déchets ménagers, antipublicité, Ogm...)

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Edito de la Lettre d'Agir pour l'Environnement - Municipales : Agir avant d’élire !

Après un Grenelle de l’environnement riche en effets d’annonces, voici venu le temps des travaux pratiques ! Les écologistes ont, depuis fort longtemps, tenté d’articuler une réflexion globale à l’action locale. L’un ne va pas sans l’autre, de la théorie à la pratique en somme. Déchets, énergies, gestion et traitement de l’eau, téléphonie mobile, pesticides, transports, nuisances sonores, éducation à l’environnement… les problèmes d’environnement touchent au quotidien et des solutions existent, ici et maintenant.

Réduire la quantité de déchets jetés permet de réduire le coût de gestion de ces déchets tout en évitant le suremballage et l’incinération, promouvoir les énergies renouvelables et la maîtrise de l’énergie permet également d’alléger les factures du consommateur, financer de nouvelles lignes de bus et tramways est également un moyen de limiter les émissions de gaz à effet de serre tout en faisant des économies substantielles en carburant et en temps…

Bref, avant de glisser votre bulletin dans l’urne, lisez bien les programmes ! D’ici aux 9 et 16 mars prochains, vous avez également toute latitude pour interpeller les candidats sollicitant votre voix aux élections municipales au travers de la carte-pétition ci-jointe. Vous disposez d'une liste non exhaustive des candidats accompagnée de leur adresse postale à l'adresse suivante.

Dominique BERNARD, président d’Agir pour l’Environnement

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SOMMAIRE de la Lettre d'Agir pour l'Environnement
http://www.agirpourlenvironnement.org/pdf/lettre20.pdf

Edito - Municipales : Agir avant d'élire !
OGM : Du principe de précaution au principe d'élection ?
PANORAMA 2007
Biodiversité : Vers une trame verte !
Déchets : eau... secours !
Climat : avis de tempête !
Portable : Allo, maman, bobo !
Grenelle : le chaînon manquant !
Compte 2007 : un bilan globalement positif

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Lettre d'information du MDRGF : Troisième édition de la semaine sans pesticides du 20 au 30 mars 2008

Semaine sans pesticides du 20 au 30 mars 2008 : demandez le programme !
Troisième édition de la semaine sans pesticides

La Semaine Sans Pesticides a été initiée par les membres de l’Acap (Action Citoyenne pour les Alternatives aux Pesticides) en 2006 et est coordonnée au niveau national et européen par le MDRGF (Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures).

Pendant 10 jours, du 20 au 30 mars, des associations, ainsi que des collectivités, des jardineries, des agriculteurs, organisent des actions variées pour sensibiliser tous les publics sur les risques sanitaires et environnementaux liés à l’utilisation des pesticides et pour montrer que des alternatives viables aux traitements chimiques existent.

Au programme durant dix jours :

- La tenue de stands thématiques, la mise en place de marchés bio et plusieurs
animations dans des lieux publics,
- Des visites de fermes bio, des portes ouvertes chez les producteurs bio et des sorties sur le terrain,
- Différents spectacles, dont un conte musical, plusieurs spectacles pour enfants ou bien une intervention « clownesque « sur l’eau,
- Des ateliers pédagogiques et des ateliers pratiques de formation aux techniques de jardinage naturel, des formations spécifiques pour jardiniers amateurs, ou des formations réservées aux élus et aux professionnels,
- Des animations scolaires,
- Des tables rondes, soirée-débats et conférences,
- Plusieurs projections de films (Bio attitudes sans béatitude, Pesticides non
merci…) suivies de débats,
- Des expositions sur différents thèmes (exemple : comment se débarrasser des parasites sans insecticides)

Pour vous tenir informés des animations proches de chez vous : http://www.semaine-sans-pesticides.com

Pour participer à la SSP ou inscrire une action : contacter Gabriele OTERI
mail: semainesanspesticide@free.fr
Adresse: 40, rue de Malte 75011 PARIS
Tel/fax: 01 45 79 07 59

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ARTE - Le monde selon Monsanto : Diffusion le mardi 11 mars à 21h00

Réalisateur : Marie-Monique Robin
Auteur : Marie-Monique Robin
Producteur : IMAGE ET COMPAGNIE

Après une enquête implacable de trois ans menée en Amérique du nord et du sud, en Europe et en Asie, ce film nous révèle le projet hégémonique de Monsanto, menaçant la sécurité alimentaire du monde mais aussi l'équilibre écologique de la planète.
« LE MONDE SELON MONSANTO » mène l'enquête sur la multinationale américaine « Monsanto », leader mondial des biotechnologies et l'une des entreprises les plus controversées de l'ère industrielle.

90% des organismes génétiquement modifiés (OGM) cultivés aujourd'hui sur la planète, tels que le soja, le colza, le maïs, le coton., lui appartiennent et à terme c'est la chaîne alimentaire toute entière qu'elle est à même de contrôler.

Les OGM de Monsanto ont envahi le monde entier et pourtant jamais une application agro-industrielle n'a suscité autant de passions et de polémiques. Pourquoi ? Quels sont les enjeux des OGM ? Risques ou bienfaits pour l'humanité ?

En s'appuyant sur des documents inédits et sur les témoignages de scientifiques, de représentants de la société civile, de victimes, d'avocats, d'hommes politiques, de représentants de la Food and Drug Administration américaine. ; en menant des enquêtes de terrain parmi les paysans en Inde, au Mexique, au Paraguay, la réalisatrice Marie-Monique Robin - lauréate du prestigieux prix Albert Londres -, a patiemment rassemblé les pièces d'un vaste puzzle économique.

Après une enquête implacable de trois ans menée en Amérique du nord et du sud, en Europe et en Asie, le film reconstitue la genèse d'un empire industriel devenu l'un des premiers semenciers de la planète. Il montre comment, derrière l'image de société propre et verte que décrivent les campagnes publicitaires, se cache un projet hégémonique menaçant la sécurité alimentaire du monde mais aussi l'équilibre écologique de la planète.

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AFP - 21 février 2008 : Les avions commerciaux émettent autant de CO2 que toute l'Afrique (ONU)

MONACO (AFP) - Les 16.000 avions commerciaux à réacteurs en activité dans le monde émettent en un an presque autant de dioxyde de carbone, vecteur du réchauffement climatique, que toutes les activités humaines en Afrique sur la même période selon un rapport de l'Onu.

Les avions commerciaux du monde produisent 600 millions de tonnes métriques de dioxyde de carbone par an, indique ce rapport du Programme des Nations Unies pour l'environnement (Pnue) présenté mercredi à l'occasion d'une session extraordinaire de cette organisation, consacrée au financement du "défi climatique".

Le rapport souligne que les émissions de CO2 en provenance du secteur de l'aviation sont "de plus en plus abondantes et rapides". Le dioxyde de carbone est le principal gaz à effet de serre émis par les avions, qui produisent également de la vapeur d'eau et de l'oxyde nitreux.

Une centaine de ministres de l'Environnement sont réunis jusqu'à vendredi à Monaco en compagnie d'experts, scientifiques et décideurs économiques dans le cadre de cette session du Pnue --principale organisation des Nations Unies pour l'environnement --dont le siège est à Nairobi.

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www.journaldelenvironnement.net - 03 mars 08 : Vers la suppression des ampoules à incandescence dans l’UE par Victor Roux-Goeken

La directive éco-conception devrait être révisée au cours de l’année 2008. Concernant actuellement 20 groupes de produits de consommation courante, elle devrait aller jusqu’à 25. La Commission veut en profiter pour interdire les ampoules à incandescence.

En ces temps de pénurie énergétique annoncée et de concentration croissante de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère, l’ampoule à incandescence constitue une hérésie à bien des égards. Selon la Commission européenne, l’éclairage électrique génère l’équivalent de 70% des émissions de GES des véhicules particuliers dans le monde, et il est particulièrement inefficace énergétiquement. Utilisée depuis 130 ans, l’ampoule à incandescence gaspille 90% de l’énergie utilisée sous forme de chaleur.

Du coup, la Commission européenne prévoit d’interdire les ampoules à incandescence. Ou, plus exactement, «d’introduire des critères d’efficacité énergétique tels qu’ils leur rendraient impossible l’accès au marché», explique Ferran Tarradellas Espuny, porte-parole de la Direction générale de l’industrie à la Commission.

Certes, avec cette mesure, le facteur 4 ne sera pas atteint demain. Mais cette interdiction constituerait déjà un petit pas dans la bonne direction. Le remplacement des ampoules à incandescence par des ampoules fluocompactes – dites aussi basse consommation – permettra d’économiser 45 milliards de kilowattheures dans l’Union européenne chaque année, calcule la Commission. Soit la consommation électrique annuelle, tous appareils confondus, de 10 millions de foyers dans l’UE.

L’interdiction passera par la révision de la directive éco-conception (1), qui vise à améliorer l’efficacité de certains groupes de produits. Son champ d’application devrait être étendu à 25 en 2008 ou 2009 (20 actuellement). Reste que «la décision de la Commission ne se fera pas sans une étude d’impact économique et environnemental, explique le porte-parole. Et elle affectera uniquement les ampoules en stock, non celles sur le marché».

Un point de vue salué par le syndicat européen du recyclage, qui préconise une suppression progressive des ampoules à incandescence: les 100 watts en 2009, les 75 watts en 2011, etc. «L’industrie ne peut assurer immédiatement la production d’ampoules basse consommation, juge Christophe Bresson, directeur de la communication chez Philips éclairage, l’un des leaders sur le marché. En tout cas, il est temps de passer le cap: l’industrie de l’éclairage est la seule à n’avoir apporté quasiment aucune modification à son principal produit, depuis le début de sa commercialisation.» Philips garantit pouvoir supprimer le mercure des lampes basse consommation, qui en fait un déchet «dangereux», dans les prochaines années.

(1) La directive éco-conception (2005/32/CE) concerne notamment les équipements de chauffage et de production d'eau chaude, les moteurs électriques, l'éclairage dans les secteurs résidentiel et tertiaire, les appareils domestiques, l'équipement de bureau dans les secteurs résidentiel et tertiaire, l'électronique grand public et les systèmes CVC (chauffage, ventilation et climatisation). Elle sera étendue entre autres aux ampoules, chargeurs et batteries, machines à laver et voitures.

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Le Monde - 29 février 2008 : Bilan préoccupant pour les espèces protégées en France

La France dispose, pour la première fois, d'une photographie de l'état du vivant sur son territoire. Non pas de toutes les espèces animales et végétales présentes sur son sol - un tel inventaire serait impossible -, mais de la part la plus remarquable et la plus rare de son riche patrimoine naturel. "Il y a plus d'espèces végétales dans le département des Alpes-Maritimes que dans tout le Royaume-Uni", relève Sébastien Moncorps, directeur du comité français de l'Union mondiale pour la nature (UICN).

Les résultats de cette étude, pilotée par le Muséum national d'histoire naturelle (MNHN) pour le compte du ministère de l'écologie, ont été transmis à la Commission européenne, jeudi 28 février. Car c'est pour répondre à une obligation communautaire, fixée par la directive sur les habitats naturels de 1992, que la France s'est livrée à cet exercice.

Environ 200 espèces animales et 100 espèces végétales protégées ont été étudiées, ainsi que 132 habitats naturels (lagunes côtières, prés salés, dunes, etc.) qui sont le support de la vie des espèces. Les oiseaux, qui font l'objet d'une directive spécifique, n'étaient pas concernés. Les bilans ont été effectués par aire géographique : atlantique, continentale, alpine et méditerranéenne.

Une couleur a été attribuée à chaque espèce et habitat : verte quand l'état de conservation est favorable, orange quand il est "défavorable inadéquat" (situation inquiétante mais réversible), rouge quand il est "défavorable mauvais" (viabilité compromise), gris quand son état n'est pas connu. Quelque 200 experts ont été mobilisés, toutes les données disponibles rassemblées : un travail ardu, car les informations sont difficiles à collecter, éparses et hétérogènes.

A première vue, les résultats sont alarmants. En moyenne, 36 % des habitats et des espèces sont classés en rouge, 29 % en orange, le reste se répartissant entre le vert (20 %) et le gris.

Mais cette lecture doit être nuancée. "Ce n'est pas un inventaire exhaustif, mais une évaluation des espèces protégées dans le cadre de la directive habitats, qui sont par définition rares ou menacées, affirme Jacques Trouvilliez, directeur du service du patrimoine naturel au Muséum. Il est normal que les résultats ne soient pas très bons."

En outre, le mode de notation a tendance à "tirer les résultats vers le rouge", explique la direction de la nature et des paysages (DNP) du ministère de l'écologie. Pour chaque espèce, quatre critères sont pris en compte : l'évolution de l'aire de répartition ; l'état des effectifs ; l'état des habitats de l'espèce ; ses perspectives futures. Il suffit qu'un seul de ces critères soit classé en rouge pour que l'espèce le soit également. A l'inverse, il faut au moins trois verts pour que son état soit jugé favorable.

Le résultat global est donc préoccupant, sans être catastrophique. "Il y a peu de cas désespérés", commente la DNP.
Ce sont les espèces et les habitats des régions montagneuses, les plus préservés des activités humaines, qui sont les moins fragilisés. Le loup, par exemple, réapparu dans les Alpes au début des années 1990, se porte bien. En revanche, la biodiversité des régions atlantique et continentale est en piètre état. Or ces régions couvrent la majeure partie du territoire. Plus de la moitié des habitats et des espèces y sont classés en rouge.

Globalement, les espèces liées à l'eau sont les plus mal en point. Les habitats côtiers et marins, les dunes, les tourbières et les habitats d'eau douce sont également dégradés.

Ce sont les activités agricoles et forestières qui contribuent le plus à la perte de biodiversité, par la transformation de prairies en cultures de céréales, la destruction des haies, le drainage des marais, la pollution par les fertilisants et les pesticides, l'appauvrissement des peuplements forestiers. L'urbanisation et la fragmentation des habitats par les grandes infrastructures, qui détruisent les écosystèmes ou empêchent leur bon fonctionnement, constituent la deuxième grande menace.

Cet inventaire doit guider la politique de protection de la nature. "Il nous aidera à déterminer les politiques prioritaires", précise la DNP. Il servira également d'étalon, car cet exercice d'évaluation sera renouvelé tous les six ans.

L'enjeu est de préserver un patrimoine pour sa valeur propre - comme l'est le patrimoine historique -, mais aussi pour les services rendus à l'humanité par les écosystèmes qui le composent : fourniture d'eau, d'alimentation, de vêtements, d'énergie, de matériaux, de plantes utilisées en médecine ou d'espaces de loisirs, épuration des pollutions ou protection contre les crues.

Gaëlle Dupont

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Libération - 29 février 08 : Manifestation électrique samedi contre la ligne THT France-Espagne par Eliane Patriarca

Plus de 10.000 personnes, dont un contingent de Catalans espagnols, défileront demain à Perpignan contre ce projet d'interconnexion qui ruinerait les magnifiques paysages de la zone frontalière.

La relance du projet d'interconnexion France-Espagne par une ligne à très haute tension (THT) lors du dernier sommet franco-espagnol a réactivé la forte opposition que le projet suscite des deux côtés de la frontière.
A l'appel du "collectif anti-THT", une manifestation devrait regrouper samedi, selon ses organisateurs, de 10 à 15.000 personnes, y compris un fort contingent de Catalans espagnols, interdits de manifestations en Espagne en période pré-électorale. Le projet binational, défini en 2001, avait donné lieu à un débat public en 2003, d'où était ressortie la difficulté de mettre en place une ligne aérienne par la plaine du Roussillon, au grand dam des transporteurs d'électricité, le français RTE, filiale d'EDF, et l'espagnol REE.

Les opposants à la THT transpyrénéenne de 400.000 volts stigmatisent un projet mercantile du marché libéralisé de l'énergie, au détriment des paysages et de l'environnement, avec des risques pour les populations riveraines de la ligne, du fait des champs électromagnétiques générés.

Le serment des élus à Monferrer

Le débat public a débouché, dès 2003, sur une cristallisation des oppositions et une prise de position négative à l'égard du projet de tous les élus et politiques des Pyrénées-Orientales, de la gauche à la droite. Réunis dans un syndicat, le Sydeco66, les maires du département ont fait serment en 2004, dans le petit village de Monferrer de ne pas céder aux avantages financiers que pourrait leur accorder RTE, commune par commune, dans son désir de construire ses pylônes.

Du côté espagnol, les comités "No à la MAT" ("Non à la THT") ont rapidement fait la jonction avec le collectif français "Non à la THT", même si les politiques, à Barcelone comme à Madrid, sont plus sensibles à la pénurie énergétique chronique de la péninsule qu'aux argumentations écologiques.

Lors du dernier sommet franco-espagnol, le 10 janvier à Paris, le chef du gouvernement espagnol Jose Luis Zapatero et le président français Nicolas Sarkozy se sont mis d'accord pour définir le tracé de la ligne au plus tard le 30 juin. Le médiateur européen Mario Monti, nommé pour rechercher une solution de consensus, a trouvé peu d'échos, sinon hostiles, à ses propositions de compensation, y compris financières et à un enfouissement partiel de la ligne.

Un combat pour des énergies propres

Le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, épaulé par les députés UMP du département, a promis un "Grenelle local" sur la THT lors d'une visite à Perpignan, le 18 janvier. Mais la première des réunions de cette concertation n'aura lieu que fin mars, après les élections municipales et cantonales, ce qui augmente encore la méfiance des anti-THT.

"Plus nous mettrons de monde dans la rue le 1er mars, plus nous aurons de force pour nous opposer à un projet dont nous ne voulons à aucun prix, expliquent Jean-Jacques Planes et Laurent Belmas, les deux porte-parole du collectif anti-THT. Nous voulons une approche énergétique de proximité, fondée sur les énergies propres, dans un département en passe de devenir une référence nationale en la matière. Même enfouie, la THT est en contradiction complète avec cette approche environnementale."

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3522 personnes ou associations sont destinataires du Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement

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