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SOMMAIRE
- Recevoir le Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement
- Loi OGM : Action ciblant les sénateurs-maires
- [Comm presse - 07 février 2008] Sénat : Une loi génétiquement
modifiée !
- Europe 1 - 08 février 2008 : Le Sénat adopte une version remaniée
de la loi sur les OGM
- France Info - 08 février 2008 : Les sénateurs adoptent une version
remaniée du projet de loi sur les OGM
- Le Monde - 08 février 2008 : Un insecte parvient à résister
au coton OGM censé l'éradiquer
- [Comm presse - 12 février 2008] ReNo 4x4 : Protestation des écologistes
après la présentation du premier 4x4 de Renault !
- Enerpresse - 11 février 2008 : Une étude discrédite l’intérêt
climatique des agrocarburants
- [Comm presse - 28 janvier 08] Grenelle de l'environnement et autoroute A65
: continuité ou rupture ?
- Le Parisien - 09 février 2008 : L'expérience qui relance le doute
sur les dangers du portable
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- Loi OGM : Action ciblant les sénateurs-maires
http://www.agirpourlenvironnement.org/presse/22ogmmedia47.htm
ACTION : Faisant suite à l'adoption, par les sénateurs
UMP, du projet de loi sur les OGM, nous vous proposons cette
semaine de prendre votre plume et d'écrire à votre
sénateur... quasiment toujours maire et donc candidat
aux prochaines élections municipales. Le courrier ci-dessous
a vocation à réclamer des explications à votre
sénateur qui a cru bon devoir adopter un projet de loi,
en première lecture, extrèmement favorable au lobby
des biotechnologies.
Pour connaître le nom et l'adresse de votre sénateur-maire,
cliquez ici :
http://www.senat.fr/listes/maires.html
Pour trouver l'adresse de la permanence parlementaire, localement
:
www.pagesblanches.fr
ou envoyer ce courrier directement au Sénat - 15 rue Vaugirard
- 75006 Paris
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A l’attention de Monsieur XXXXXXXXXXX
Sénateur-Maire de XXXXXXXXXXXX
Adresse
Code Postal / Ville
Objet : Projet de loi sur les OGM
Monsieur le sénateur,
Le 8 février dernier, vous avez voté, en première
lecture, le projet de loi relatif aux organismes génétiquement
modifiés. Par la présente, nous nous étonnons
que vous ayez pu apporter votre voix à un projet de loi
qui légalise une contamination génétique
des systèmes agricoles existants, labellisés et
de qualité.
Alors que le Grenelle de l’environnement avait réussi à aboutir à un
relatif consensus, les sénateurs, par 186 voix contre
128, se sont astreints à détricoter les recommandations
de cette grande négociation multi-acteurs.
En reconnaissant le droit de produire et consommer « avec » ou « sans » OGM,
les sénateurs ont avalisé le postulat erroné qu’une
coexistence entre cultures était possible alors même
que les scientifiques reconnaissent aujourd’hui que des
flux de gènes peuvent se disséminer sur plusieurs
dizaines de kilomètres, contaminant ainsi de vastes étendues
agricoles.
Pire, faute de réussir à maintenir une agriculture
strictement sans OGM, les sénateurs ont défini
un système de responsabilité minimaliste. En son
article 5, le projet de loi considère que l’utilisateur
de semences transgéniques ne peut être tenu pour
responsable des éventuelles contaminations si ces dernières
interviennent par repousse d’une année sur l’autre
ou si les contaminations ne sont pas situées à proximité du
lieu de cultures. Enfin, un seuil politique, à mille lieues
de toute rigueur scientifique, a été fixé à 0.9%
en deçà duquel les agriculteurs biologiques ou
labélisées subiraient belle et bien une contamination
lancinante mais ne pourraient prétendre à indemnisation
!
Nous sommes donc étonnés que vous ayez pu joindre
votre voix aux sénateurs manifestement enclins à défendre
les intérêts bien compris du lobby des biotechnologies.
Alors qu’une très grande majorité des citoyens
aspirent à pouvoir consommer des aliments strictement
sans OGM, nous constatons, avec une certaine amertume, que le
Sénat semble bien éloigné des aspirations
profondes du pays.
Par la présente, nous serions heureux d’obtenir
de plus amples informations sur ce vote favorable. Vous n’êtes
pas sans savoir que quelques élus de la majorité présidentielle,
dont Monsieur Jean-François LEGRAND, ont su résister
aux pressions des thuriféraires de l’agrobusiness.
Nous vous remercions par avance de la réponse que vous
voudrez bien nous apporter et que nous nous permettrons, accompagnée
du présent courrier, de diffuser aux habitants de XXXXXXXXXXX.
Nous vous prions de recevoir, Monsieur le sénateur-maire,
nos plus respectueuses salutations.
SIGNATURE
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Agir pour l'Environnement
-Communiqué de presse du 07 février
2008-
Sénat : Une loi génétiquement modifiée
!
Paris, le 07 février 2008 : Les débats entourant
l’adoption, en première lecture par le Sénat,
de la loi OGM, ont le mérite de mettre un terme définitif
aux faux semblants entretenus durant le Grenelle de l’environnement.
En validant, au travers de l’article 1, le droit de produire
avec ou sans OGM, les sénateurs ont accepté l’hypothèse
d’une coexistence entre cultures OGM et non OGM qu’ils
savent pourtant inapplicable !
A la suite du Grenelle de l’environnement, la fracture
entre le « dire » et le « faire » est
telle qu’Agir pour l’Environnement ne peut que constater
que « l’image du pouvoir tend à se réduire
au seul pouvoir de l’image ». Aucun suivi, aucune
cohérence entre les affirmations du Chef de l’Etat
et le vote des parlementaires, à tel point qu’Agir
pour l’Environnement en vient à considérer
que le locataire de l’Elysée en est réduit
au rôle de ministre de la parole !
Le manque d’autorité du Chef de l’Etat sur
les parlementaires de la majorité « présidentielle » laisse
ainsi les sénateurs UMP détricoter les quelques
modestes avancés du Grenelle de l’environnement.
Ce faisant, la loi OGM tend à se réduire à un
texte à vocation électoraliste draguant la frange
la plus productiviste de la FNSEA.
Agir pour l’Environnement dénonce le caractère
idéologique de cette loi OGM, qui privilégie une
contamination lancinante des cultures de qualité et labélisées
au nom d’une certaine conception de la compétitivité de
l’agriculture française. Contre la très grande
majorité des français, une poignée de sénateurs
est en train d’orchestrer un coup de force.
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- Europe 1
- 08 février 2008 : Le Sénat adopte une
version remaniée de la loi sur les OGM
http://www.europe1.fr/informations/articles/799734/le-senat-adopte-une-version-remaniee-de-la-loi-sur-les-ogm.html
Le Sénat a adopté en première lecture vendredi
le projet de loi sur les organismes génétiquement
modifiés, texte issu du Grenelle de l'environnement. Mais
les sénateurs se sont mis d'accord sur une version remaniée
qui est dénoncée par les écologistes et les
Verts notamment comme un retour en arrière.
Après une courte semaine de débats tendus, les sénateurs
ont adopté en première lecture vendredi le projet
de loi sur les OGM. La précédente tentative de légiférer
sur le sujet, en 2006, avait tourné court après l'ouverture
du débat devant le Sénat. L'objectif du gouvernement était
cette fois de clarifier les conditions de mise en culture de plantes
transgéniques et leur coexistence avec les productions conventionnelles
pour rester dans le cadre d'une directive européenne de
2001. Il s'agissait aussi de traduire dans le droit des engagements
politiques pris lors du Grenelle de l'environnement. En ce sens,
les écologistes dénoncent un échec.
Une "loi génétiquement modifiée",
c'est en ces termes qu'Agir pour l'environnement a qualifié le
texte adopté par les sénateurs. Il n'y a "aucun
suivi, aucune cohérence entre les affirmations du chef de
l'Etat et le vote des parlementaires" a estimé cette
association. Pour les Verts, cette rédaction remaniée
revient à "enterrer l'esprit de Grenelle". Le
principal grief des écologistes concerne la création
d'un "Haut conseil des biotechnologies", qui sera présidé par
un scientifique considéré en général
comme plus favorable aux OGM, au lieu d'une "Haute autorité sur
les organismes génétiquement modifiés" où la
société civile -sociologues, économistes- était
plus largement représentée.
Cette version
du projet de loi crée également un
délit de fauchage, passible de deux ans de prison et 75.000
euros d'amende. Pour l'ancien ministre socialiste Michel Charasse,
cela revient à distinguer pénalement la destruction
d'un champ d'OGM de celle d'un champ de culture conventionnelle.
Enfin le texte prévoit que "la mise en culture, la
récolte, le stockage et le transport" d'OGM "au
respect de conditions techniques notamment relatives aux distances
entre cultures ou à leur isolement, visant à prévenir
la présence accidentelle d'OGM dans d'autres productions".
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- France Info
- 08 février 2008 : Les sénateurs
adoptent une version remaniée du projet de loi sur les OGM
Les Verts dénoncent la mort de l’"esprit de
Grenelle". Parmi les entorses au projet de loi initial, la
création d’un délit de fauchage des champs
de plantes transgéniques.
Les sénateurs ont "détricoté les modestes
avancées du Grenelle de l’Environnement". La
critique, qui émane de l’association Agir pour l’environnement,
est représentative de l’état d’esprit
des mouvements écologistes à la vue du projet de
loi adopté par le Sénat.
Car les sénateurs n’ont pas hésité à faire
plusieurs entorses au projet de loi du gouvernement. Ils n’ont
pas voulu de la "Haute autorité sur les organismes
génétiquement modifiés" qui figurait
dans le texte initial. Son comité de préfiguration
avait pourtant commencé à travailler, émettant
un avis négatif sur la culture du maïs transgénique
MON810.
Cette Haute
Autorité devient sous la plumes des sénateurs
un "Haut conseil des biotechnologies", où la communauté scientifique
aura la primauté sur les représentants de la société civile.
Ce qui est contraire à l’esprit de Grenelle, selon
les écologistes.
Deux ans de
prison et 75.000 euros à l’encontre des
faucheurs
Dans le nouveau
texte figure également l’institution
d’un nouveau délit, celui de "fauchage" :
la destruction d’un champ d’OGM est rendue passible
de deux ans de prison et 75.000 euros d’amende.
Autre nouveauté : un dispositif d’incitation fiscale à l’investissement
dans la recherche en biotechnologie. Le ministre de l’Écologie
Jean-Louis Borloo, tout en se disant favorable au principe, avait
demandé le retrait de cet amendement jugeant que sa rédaction
n’était pas satisfaisante.
Trois mois
après le Grenelle de l’environnement,
il flottait donc hier soir comme un parfum de revanche autour des
sénateurs UMP.
Le reportage
de Claire Chaudière (2'1")
Les regrets de Jean-François Legrand avec Claire Chaudière
(1'59")
http://www.france-info.com/spip.php?article93726&theme=29&sous_theme=31#
Des modifications
qui ont suscité un malaise chez certains élus
comme Jean-François Le Grand, sénateur UMP de La
Manche, qui avait présidé la Haute autorité provisoire
sur les OGM, et recommandé l’interdiction du maïs
transgénique MON810.
Le texte, adopté par 186 voix contre 128, celles de la
gauche, sera examiné par l’Assemblée Nationale
après les municipales.
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- Le Monde
- 08 février 2008 : Un insecte parvient à résister
au coton OGM censé l'éradiquer
Pour la première fois, un insecte est parvenu dans la nature à développer
une résistance à une toxine produite par une plante
génétiquement modifiée pour l'éradiquer.
Helicoverpa zea, une noctuelle ravageuse du coton, vient d'administrer
aux Etats-Unis une démonstration brillante de la théorie
de l'évolution : quand une population est soumise à une
pression de sélection, la survenue de mutations peut favoriser
sa perpétuation.
Un tel phénomène de résistance aux toxines
sécrétées par des OGM avait déjà été induit
en laboratoire. Mais il n'avait encore jamais été détecté dans
les conditions d'agriculture réelle, rapporte un article
mis en ligne le 7 février par la revue Nature Biotechnology.
Bruce Tabashnik
et ses collègues de l'université de
l'Arizona y présentent leur compilation d'une décennie
d'études conduites sur six espèces d'insectes visés
par des toxines produites par des cotons et des maïs transgéniques
cultivés en Australie, en Chine, en Espagne et aux Etats-Unis.
A ce jour, notent-ils, seule Helicoverpa zea est parvenue à résister à une
toxine, Cry1Ac, produite à partir d'un gène tiré de
la bactérie Bacillus thuringiensis (Bt).
Les premières chenilles de papillon résistantes
ont été détectées à partir de
2003, dans des champs de l'Arkansas et du Mississippi. Certaines étaient
capables de survivre à des doses de toxine 500 fois plus élevées
que celles tuant ces insectes, dans les mêmes parcelles,
avant l'introduction de ce coton dit Bt.
MAINTIEN DE
ZONES "REFUGES"
Pour faire
face à ce phénomène de résistance,
les promoteurs des OGM préconisent le maintien de zones "refuges",
semées en plantes conventionnelles, où sont conservées
des populations d'insectes sensibles à la toxine ayant pour
avantage de "diluer" par croisement le caractère
résistant des individus mutants.
Cette stratégie semble fonctionnelle, mais à condition
que les refuges soient "abondants", prévient M.
Tabashnik : en Arkansas, où 39 % de la population d'Helicoverpa
pouvaient trouver pitance dans des champs non OGM, la résistance
a pu apparaître et pourrait, au rythme actuel, être
totale d'ici neuf ans.
Au contraire,
en Caroline du Nord, où ce pourcentage de
refuge était de 82 %, la fréquence de la résistance
sera encore presque nulle dans dix ans, prédit-il.
Hervé Morin
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Agir pour l'Environnement
- Réseau Action Climat France
- Greenpeace France
-Communiqué de presse du 11 février
2008-
ReNo 4x4 :
Protestation des écologistes après la
présentation du premier 4x4 de Renault !
Paris, le 11
février 2008 : Agir pour l'Environnement,
Réseau Action Climat France et Greenpeace protestent vigoureusement à la
suite de la présentation, ce jour, du premier 4x4 commercialisé par
Renault, le Koléos. Suivant ainsi l'effet de mode du 4x4
urbain, le constructeur hexagonal devrait, dans les tous prochains
mois, commercialiser un véhicule de plus de 4.5 mètres
de long pour un poids avoisinant les 2 tonnes rejetant environ
200 grammes de CO2 par kilomètre parcouru ! Le mimétisme
industriel ne peut tenir lieu de stratégie commerciale.
Bien loin de
la communication publicitaire vantant les mérites écologiques
du constructeur français, les associations constatent que
Renault privilégie une stratégie commerciale à mille
lieues de toute rationalité climatique.
Les associations
déplorent le double discours porté par
Renault qui réussit le tour de force de promouvoir un label écologique « ECO² » tout
en lançant des modèles particulièrement climaticides.
Renault remporte la palme de l'incohérence
puisque le constructeur français ne pourra même pas
se décerner son propre label « ECO² » et
ne sera donc pas « allégé en CO2 » !
Tant du point
de vue industriel, que du point de vue écologique,
la commercialisation du Koléos de Renault est un non-sens.
Faisant suite aux campagnes associatives, le marché du 4x4
plafonne et Renault prend le risque de brouiller son image de constructeur
de véhicules peu émetteurs de CO2.
Alors qu'un
projet de réglementation européenne
est actuellement en discussion afin d'obtenir des constructeurs
automobiles une baisse des émissions de CO2 des véhicules
particuliers vendus dès 2012, alors que la France vient
de mettre en place un système de bonus/malus à l'achat
de véhicule neuf, la stratégie industrielle de Renault
semble privilégier une logique de court terme.
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- Enerpresse
- 11 février 2008 : Une étude discrédite
l’intérêt climatique des agrocarburants
Détruire des écosystèmes naturels pour produire
des agrocarburants aggrave le réchauffement climatique en émettant
davantage de CO2, mettent en garde, jeudi, des scientifiques aux
Etats-Unis. Le CO2 se retrouvant dans l'atmosphère du fait
de la perte des forêts vierges, des savanes, des tourbières
ou des steppes converties en terres de culture dépasse nettement
le volume de CO2 qui n'est pas émis grâce à l'utilisation
d’agrocarburants, selon des scientifiques dont les travaux
paraissent dans la revue Science datée du 8 février.
De telles conversions de terre pour cultiver du maïs ou de
la canne à sucre, à partir desquels est produit l'éthanol
ou encore du soja pour le biodiesel, se traduisent par des émissions
de CO2 de 17 à 420 fois plus importantes que la réduction
annuelle résultant du remplacement des carburants fossiles
par des biocarburants, ont calculé ces scientifiques. «Si
on essaye de limiter le réchauffement de la planète,
il est absurde de convertir des sols pour produire des biocarburants»,
affirme Joe Fargione, un chercheur du Nature Conservancy, une des
plus importantes organisations privées de protection de
l'environnement, co-auteur de cette étude avec des chercheurs
de l'université du Minnesota.
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- [Comm presse
- 28 janvier 08] Grenelle de l'environnement et autoroute A65
: continuité ou
rupture ?
Alors que les
travaux préparatoires de l’A65, qui
doit relier Langon à Pau, ont commencé, les associations
de protection de l’environnement (ARLP, SEPANSO, L’Alliance
pour la Planète, Les Amis de la Terre, France Nature Environnement,
FNAUT, Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme,
Greenpeace, Réseau Action Climat France, WWF, CGT-UIT et
CFDT Aquitaire) interrogent le gouvernement sur le respect des
engagements pris pendant le Grenelle de l’Environnement.
Le niveau d'avancée du projet d'A65 est aujourd'hui le
principal argument utilisé à l'encontre de sa réévaluation.
Il n'est pourtant pas trop tard pour revenir sur ce projet d'autoroute
qui cumule les contradictions avec les déclarations officielles
faites lors du Grenelle. Le discours de Nicolas Sarkozy était
alors sans équivoque : « Très clairement, un
projet dont le coût environnemental est trop lourd sera refusé.
(...) Ce sera aux projets non écologiques de prouver qu'il
n'était pas possible de faire autrement »
La rupture,
telle qu'elle est définie ici, consisterait
donc à revoir un projet dont l'impact environnemental est
considérable et de surcroit mal évalué.
« L'autoroute Langon-Pau détruira en effet 2000 hectares
d'espaces naturels, 8 zones Natura 2000, de nombreux habitats et
espèces protégées, telles que le vison d'Europe,
l'écrevisse à pattes blanches ou le papillon Fadet
des laîches » souligne Jean-Stéphane Devisse
de WWF / Alliance pour la planète. Ces destructions seraient
d'autant plus lourdes qu'elles ont été sous-évaluées.
L'étude d'impact environnemental présente en effet
d'importantes lacunes rappelées par le Ministère
de l'Ecologie et du Développement Durable en 2006 : « La
procédure particulière engagée sur ce projet
suscite des craintes quant à la prise en compte des enjeux
environnementaux. »
Le bilan carbone
effectué comporte par ailleurs d'énormes
lacunes. Le projet susciterait pourtant une forte augmentation
des émissions de gaz à effet de serre. « Il
n'y a pas de cohérence entre les objectifs affichés
par le Président à l'occasion du Grenelle, en matière
de transport, et la construction de l'A65 » explique Benoit
Faraco, de la Fondation Nicolas Hulot. « Le Grenelle a acté la
réduction des émissions des transports de 20% d'ici
2020. Comment atteindre cet objectif ambitieux avec des infrastructures
qui encouragent le développement du trafic ? »
Bien qu'obligation
légale, l'analyse de la rentabilité financière
du projet n'a par ailleurs jamais été rendue publique.
Pour Daniel Delestre, de France Nature Environnement, « cette
analyse est pourtant essentielle car les prévisions de trafic
sur ce nouvel axe, si elles ne sont pas atteintes, ce qui est fortement
probable compte tenu de leur ampleur, laissent présager
une déchéance quasi-certaine du concessionnaire et
un report des dettes contractées vers les collectivités ».
Ainsi, pour Julien Milanesi, de l'Alternative Régionale
Langon Pau, « les coûts qu'occasionnerait aujourd'hui
pour l'Etat une rupture du contrat de concession seraient sans
commune mesure avec ceux d'une déchéance »,
qui pourraient s'élever à un milliard d'euros si
le projet était mené à terme.
En plus de
la nécessité d'évaluer l'impact
environnemental du projet, une gestion rigoureuse des deniers publics
plaide par conséquent pour une réévaluation
du dossier de l'autoroute Langon-Pau. C'est pourquoi les organisations
signataires de ce communiqué demandent à Jean-Louis
Borloo d'intégrer l'A65 dans les projets autoroutiers à réévaluer
dans les mois qui viennent et de geler l'avancée des défrichages
et travaux préparatoires jusqu'à ce que soit prise
une décision cohérente avec les déclarations
du Grenelle de l'environnement.
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- Le Parisien
- 09 février 2008 : L'expérience
qui relance le doute sur les dangers du portable
Le principe élémentaire de précaution s'impose
avec les portables : chercheurs et pouvoirs publics en sont de
plus en plus convaincus. Une étude scientifique sur des
végétaux montre que les ondes des mobiles ont un
effet délétère.
Certes, ce
n'est qu'une étude sur quelques plants de tomates.
Mais, de fait, l'expérience que viennent de terminer des
chercheurs de l'université de Clermont-Ferrand a de quoi
semer un peu plus le doute sur les effets du mobile sur la santé.
Après seulement dix minutes d'exposition aux ondes électromagnétiques
d'un téléphone portable, les tomates sécrètent
une molécule du stress bien connue des biologistes, et qui
n'apparaît que lorsque les végétaux sont abîmés.
Ces résultats pourraient prêter à sourire s'ils
ne venaient pas s'ajouter au catalogue de conclusions publiées
ces six derniers mois, toutes à charge pour les mobiles.
Cancers du cerveau, des glandes salivaires, du nerf auditif, risque
accru d'infertilité... Les soupçons qui pèsent
sur le portable sont nombreux, même si les preuves manquent.
« Principe de précaution »
Le monde entier
est suspendu à la publication d'ici à quelques
semaines d'Interphone, la seule étude internationale de
grande ampleur menée sur l'homme susceptible de donner enfin
des éléments de réponse concrets. En attendant
? Les risques liés aux ondes électromagnétiques
ne sont plus seulement mis en avant par quelques « allumés » antiprogrès.
Pour la première fois depuis le lancement en France des
premiers téléphones portables il y a une dizaine
d'années, le gouvernement a décidé de sortir
de sa réserve et de prendre position.
Pour la ministre
de la Santé, Roselyne Bachelot, des règles
de bonne utilisation s'imposent, notamment pour les enfants. « L'expérience
sur les tomates, menée par une équipe très
sérieuse, ne permet pas de conclure que le mobile est dangereux
pour la santé, mais simplement qu'il n'est pas neutre. Et
qu'en attendant de plus amples études, notamment sur l'homme,
le principe de précaution s'impose », commente Françoise
Boudin, directrice de la Fondation Santé et Radiofréquences,
association reconnue d'utilité publique, regroupant d'éminents
scientifiques et coordonnant pour la France la recherche menée
dans ce domaine. L'Hexagone compte 48 millions d'abonnés à un
opérateur de téléphonie mobile. Ils espèrent
que, un jour, ils ne regretteront pas le bon vieux filaire.
Alexandra Echkenazi
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3522 personnes ou associations sont destinataires du Courriel-hebdo
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